Commentaire de Lucien Denfer
sur Critique de la pensée de droite dans l'umps (3)


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Lucien Denfer Lucien Denfer 18 juillet 2009 15:57

moristovari,


continuez à tailler le silex et à redécouvrir le feu. Un jour peut-être aurez-vous l’humilité d’admettre qu’on a pensé avant vous. Si le mot n’est pas la chose et la connaissance ne vous intéresse pas, juste le réel : alors pourquoi écrivez-vous ? Idiot.

J’espère que vous n’avez pas la prétention de nous faire croire que vous avez oublié le point de départ de toute cette discussion, la politique, la sociologie, en un mot les sciences humaines. 

Permettez que dans ce vaste domaine je remette en doute le formalisme que vous semblez rechercher dans ces sciences inexactes, sans pour autant en venir à une caricature d’arguments telle que ce que vous avez commis ci-haut. 

Le mot n’est pas la chose, c’est ainsi et c’est incontournable, vous pouvez vous contorsionner, sauter au plafond, ameuter alentour, rien n’y fera car il y a quelque chose de radical et de définitif dans cette sentance. 

Peut-être faites vous partie de ces personnes de seconde main qui se payent de mots ?

Les connaissances en sciences humaines ne m’intéressent pas car c’est un domaine riche et vivant. De plus quand j’ai affaire à des humains, comme moi, la première des considérations qui me vient à l’esprit c’est de donner de ma personne, de me rendre compte par moi-même, d’échanger et de rencontrer les gens plutôt que de les enfermer dans des mots et des concepts, ou encore les circonscrire dans des abstractions fumeuses. 

Enfin vous dites « pourquoi écrivez-vous ? », il vous aura encore échappé que je n’écris pas d’articles et me contente de commenter. Peu importe, pourquoi les femmes sont belles, pourquoi les oiseaux chantent-ils, pourquoi l’art, pourquoi la poésie ?

Serait-ce pisser dans un violon que d’essayer de vous faire comprendre que votre fardeau de connaissances est précisément ce qui vous empêche de voir le réel, ne vous laissant comme alternative que de ressasser vos certitudes, d’étiquetter vos peurs, emprisonner l’inconnu dans des mots usés jusqu’à la corde. 

Pour le dernier mot de votre commentaire, « idiot », je vous laisse mesurer par vous même l’étendue de votre souffrance...


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