Commentaire de gem
sur Une méthode, ou des méthodes de lecture
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votre article n’est pas mal. Au début j’ai eu un peu peur : par exemple, quand on lit votre lien « le fameux b-a, ba, pourtant largement inadapté à la langue française » (sic), on constate au contraire qu’il est parfaitement adapter à l’italien (32 correspondances phonème-graphème), plutôt bien au français (130) et pas du tout à la langue anglaise (1100, + un nombre considérable de mots monosyllabique. Mais la suite est meilleure.
Votre analyse de l’affaire sous l’angle du coup politique n’est pas originale, mais elle me semble qu’elle manque l’essentiel. Dans un fonctionnement correct de l’institution, jamais une affaire de méthode n’aurait du remonter au ministre et jamais les lobbyes de tous poils (pro- ou anti-) n’aurait jamais eu besoin ni pu activer l’opinion publique : les différentes méthodes devraient tout simplement cohabiter (apparaitre et disparaitre et réapparaitre) sous le contrôle d’une pointilleuse et publique évaluation des résultats. Mais voilà : l’institution fonctionne mal, évalue peu et ne tient pas compte des résultats connus. Dans un tel contexte « tout est forcément politique » (selon le refrain bien connu...) et il ne faut pas s’étonner que les évolutions passent seulement par des lobbying et des « coups politiques » (comme le coup d’état pédagogiste qui a conduit aux UIFM dont on connait les résultats...)
