Commentaire de Marc Viot
sur Droit de réponse
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Monsieur, vous dites parler en votre nom.
Je dois donc vous demander de reformuler votre texte de manière à ce qu’il ne soit pas sujet à une interprétation autre
ex :
>Désolé, messieurs et mesdames, mais je suis au regret de vous annoncer qu’elle le porte librement
Dans , cette phrase, le fait de dire « elle le porte librement » correspond au fait de parler en son nom. Nul autre que votre femme ne peut parler du fait qu’elle se sent ou non vraiment libre.
>Je vous le dis le plus sincèrement du monde, si ma femme pouvait vivre sans qu’aucun ne sache qu’elle existe, excepté sa famille proche, et mourir ainsi, elle le ferait. Elle n’a de but que de plaire à son seigneur, sans provoquer quiconque, et si cela est le cas, et je peux concevoir que cela l’est vu la distance qui sépare nos notions respectives de la pudeur, elle en est désolée. Mais elle n’y renoncera que lorsqu’elle sera convaincue, qu’elle ne peut plus le porter, par des gens de science, qui, preuves à l’appui, lui démontreront, que lorsqu’une loi est votée dans le pays ou tu vis, tu n’as de choix que de la respecter ou d’en partir vers une terre plus clémente.
Là encore, dans ces phrases, le fait d’affirmer ce que ferait ou pas votre femme constitue une prise de parole en son nom.
Et je vous le rappelle, pour moi, le problème est un problème féminin. Je conçois que vous vous sentiez mal à l’aise dans ce débat. Mais si vous vous sentez en paix avec vous-même, je ne ne vois pas pourquoi vous auriez besoin de vous « défendre » hormis vis à vis de votre conjoint.
D’un autre côté, si votre conjoint pense qu’il y a atteinte à sa liberté dans l’interdiction du port du voile, c’est à elle de s’exprimer avec votre soutien éventuel, pas à vous - de mon point de vue.
Pour terminer, je trouve aussi extrèmement génant, qu le projet d’interdiction du port du voile soit porté par un législateur masculin et que la grande majorité des personne que je vois s’exprimer sur le sujet soit des hommes.
