Commentaire de Roberto
sur Des petits trous, des petits trous... en pleine jungle (7)
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Roberto
6 août 2009 00:28
Pas pire que chez Ford :
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Dès la signature de leur contrat, ils rentraient dans le système de l’endettement perpétuel : les concessionnaires, eux-mêmes dépendants de prêts et des maîtres des fleuves, avançaient à l’ouvrier la nourriture et les outils dont il aura besoin pour saigner ses arbres (la seule introduction technique de cette époque, préférée à celle trop destructrice de l’abattage des arbres) et pour fabriquer des balles de caoutchouc.
...
Les transporteurs fluviaux et les Grandes Maisons directement financés par Londres s’enrichissaient fortement.
Le seringueros, lui, presque jamais ne parvenait à rembourser son endettement initial (Voir “Tristes tropiques” de Caude Lévi-Stauss).
Bien au contraire, le surcoût des marchandises lié à leur approvisionnement obligatoire auprès de leurs “patrons” gonflait le plus souvent leur dettes par ailleurs transmissibles à leur famille ou à leurs pairs en cas de décès ou de fuite."
