Commentaire de barbouse
sur Sauver le monde ?
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bonjour,
on peut sauver le monde, mais le monde ne veut pas etre sauver par nous, si l’on était si doué, il n’aurait pas besoin d’etre sauvé...
le recours a l’utopie motrice d’engagement vers un mieux vivre est souvent une forme d’usage désespérée (et désespérant ) de contes pour enfants vaguement améliorée, aux ficelles grossières et au pragmatisme douteux,
pour donner un sens symbolique, moral, etc... valorisant a une direction et des choix de sociétés qui tendent vers l’utopie, jusqu’a l’inévitable point de rupture entre l’idéologie et le réel tel qu’il est même quand aucun humain ne le pense.
il n’ y a pas de création d’utopie ex nihilo, il y a forcément construction intellectuel avec intention et orientation, et elles s’appuient toujours sur 3 socles et cycles,
le besoin d’espoir de l’humain ( le paradis),
la comparaison forcément avantageuse entre l’utopie et les repères du présent, ( l’utopie offre toujours un mieux, un bonus produit intellectuel en quelque sorte...) bref un contenu idéologique pour précher l’utopie et répondre au besoin de l’humain de s’affirmer,
jusqu’a repousser les limites de l’utopie au point où il faut en marquer, ( le bonheur consumériste outrancier et la planète qui dit stop par exemple), et là l’utopie invente et fourni la peur, l’enfer, la fin du monde, le post apocalyptique, etc...
tous les jours des utopies naissent et meurt, comme l’espoir de gagner au loto, la différence se fait dans leur capacité a correspondre avec l’espoir réel, a fournir des bon arguments audible dans le brouillard médiatique, et a vendre son paradis en dénonçant l’enfer des autres sans jamais admettre l’enfer qu’elle crée, jusqu’a etre remplacée par une nouvelle utopie...
amicalement, barbouse.
