Commentaire de Annie
sur Vers l'infantilisation et l'américanisation de la société française
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
Devant un tel consensus, je suis obligée de préciser ma pensée. Il est possible de condamner la judiciarisation de la société sans pour cela vouloir minimiser l’impact d’événements traumatiques. La psychologie est un sujet sur lequel chacun a son opinion. Personne ne se risquerait à conseiller à un cancéreux de prendre de la giroflée pour se soigner. Par contre, il est tout à fait séant pour n’importe de juger que les victimes de traumatismes psychologiques sont des moules qui ont oublié de passer par le stade incontournable de l’oubli pour guérir. Je suis sure que des gens comme Primo Levi ou Bettleheim apprécieraient s’ils étaient encore de ce monde. On ne peut pas préjuger de l’impact d’un traumatisme psychologique, ni des capacités d’adaptation et de récupération des gens, surtout dans des situations extrêmes.
Je faisais allusion à l’obusite, parce qu’il me semble en lisant tous ces commentaires que les mentalités n’ont pas tellement évolué, et que si l’on ne fusille plus aujourd’hui les gens qui souffrent de troubles psychologiques, du moins en les minimisant on les extermine par le mépris.
