Commentaire de Jean-Paul Foscarvel
sur Une suicidaire leçon d'information donnée par la direction de France Télécom
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C’est du néomanagement.
L’important, ce ne sont pas les faits, mais l’image que l’on tire d’eux. Donc, on remet en cause les faits, et on met à la place une interprétation politiquement correcte. La logique de l’hyper-rentabilité délirante, aux fins de super-bonus et de super-dividendes, impossible à tenir sans écraser le salariat, n’est pas remise en cause. Ce qui est remis en cause, c’est la perception des faits, qui eux sont bien réels.
Le résultat est un aveuglement qui tend à la catastrophe. Pour éviter celle-ci, il faut un regard lucide et critique, une analyse des faits (justement) impartiale, honnête, et qui va jusqu’au bout dans les conséquences et les conduites à tenir.
Tout système tendant à perdurer dans son existence, la réaction de la direction est « normale », mais en cas de crise grave, cette réaction « normale » devient délétère, et peu conduire vers une telle négation de la réalité qu’elle finit par être irrationnelle.
Comme disait Samuel Becket , « Cap au pire ».
