Commentaire de Bardamu
sur Rachida Dati, triste cire
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La Société du Spectacle est un Léviathan nécrophage !
Elle dévore ceux qui déjà n’ont plus d’âme, érige en idole celui qui s’est absenté de sa vie.
Je parcours les étroites allées du musée Grévin, et ne ressens alors aucune distinction entre qui appartient au passé ou envahit encore le présent .
Tous semblent me parler de l’au-delà !
Johnny est le fantôme de lui-même, et sa sculpture de cire n’est là que pour signifier, qu’à mes yeux, il a toujours été statufié, qu’il n’est qu’une marionnette incapable même de respirer !
Pour Rachida, c’est la même chose !
Elle qui jouait sa vie, s’en est trouvée bien punie : elle est en ce musée telle qu’elle a toujours été, figée en un sourire sans âme ; figure évanescente, silhouette aussitôt oubliée.
D’elle, on passera à un rapide regard posé sur un autre pantin. Car elle est fugace... pour cause, elle n’a jamais existé !
