Commentaire de eric
sur Le suicide des esclaves


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eric 1er novembre 2009 11:56

Laissez les vivre !

Le vrai scandale des suicidés de « l’exploitation ultralibérale mondialisée sarkozyste qui nous rappelle les heures les plus sombres de notre histoire ».

Depuis quelques temps, une presse pannurgienne et aux ordres, composée dit-on à 80% de journalistes qui se prétendent de gauche, tente de nous cacher la vérité sur la triste réalité des suicides massifs que provoque les politiques d’un « Sarkozy aux ordres de l’élite ultralibérale mondialisée barbare qui nous rappelle les heures les plus sombres de notre histoire ».

Pourquoi ne pose-t-elle jamais les vrais questions ? Quels intérêts sordides et égoïstes veut-elle cacher ?

Les chiffres absolument dépourvus de signification des suicidés de France télécom, si on tient à leur faire dire quelque chose, montrent que le taux a pu être plus élevé avant la privatisation. Alors que le taux monterait pour l’ensemble de la population, il baisserrait depuis la privatisation chez FT. Mais ces chiffres ne veulent bien sur rien dire et établissent surtout que le comportement des agents de FT est sensiblement le même que celui du reste de la population. Peut-être un peu inférieur.

Il est déjà beaucoup plus significatif que l’on ne parle jamais de suicide chez Bouygues telecom ou autres opérateurs privé. Comme si le fait d’être géré suivant des logiques vraiment privées mettait à l’abri du suicide et qu’on veuille nous le cacher. D’ailleurs en quelques clics, vous trouverez facilement un psy syndicaliste qui explique que les ex-collègues, de la poste, malheureusement maintenu dans l’enfer du public connaissent un taux d’hyper stress supérieurs à tous les autres.

Mais là encore, vu les faibles populations concernées, il est difficile de conclure.

En revanche avec une des populations les plus suicidaires de France, les enseignants du secteur public tout devient clair. Pourquoi ? L’absence totale de perspective, de gestion du personnel, la hiérarchie à vie des diplômes, la désespérance née du peu de considération des usagers pour les résultats du système, le sentiment d’une certaine inutilité, que sais-je encore....

Que pèsent les 100 000 employés français de FT face à la catastrophe humaine qui touche les 1 100 000 employés du secteur public de l’éducation pour lesquels la surmortalité par suicide est avérée ?

Si on compare à ce qui est comparable et notamment le niveau d’éducation, le niveau de suicide des cadres les plus stressés du secteur privé est sans commune mesure. Très inférieurs.

D’autant que là aussi les chiffres sont -délibérément ? - trompeurs. Les profs se suicident en apparence beaucoup plus que les autres, mais la profession est très féminisée et les femmes se suicident moins. Les cadres du privé sont en revanche moins « paritaires ». Le taux de suicide des enseignants mâles de l’éducation nationale est donc vraisemblablement encore plus épouvantable que ne le laisse voir des statistiques délibérément tronquées par des fonctionnaires socialistes de l’Insee aux ordres du grand patronat.
A ce stade, le maintien d’une catégorie « travailleurs agricoles » qui seule serait plus suicidaire que les enseignant, quand on sait qu’il n’y a plus d’agriculteurs en France ou peu s’en faut, apparaît comme ce qu’il est, un artifice supplémentaire pour nous cacher la vérité.

Quand on sait aussi qu’au dire des syndicats de FT, ce sont les employés à statut de fonctionnaire de 50 ans qui se suicident le plus, on ne peut que conclure que le statut de la fonction publique est profondément suicidogène sur le long terme.

C’est pourquoi malgré tout l’attachement sentimental bien légitime que l’on peut avoir pour notre service public à la française, la vie de nos concitoyens victime de ce statut doit être considéré comme plus importante ou alors nous ne méritons plus le nom de société.

Au vu des chiffres, Il est urgent de privatiser le plus possible de services publics en commençant prioritairement par l’éducation nationale avant que les profs ne fassent valoir leur légitime révolte dans la rue.

Pourquoi une presse « aux ordres d’un système capitalisto Sarkozysto ultralibéral mondialisé qui nous rappelle les heures les plus sombres de notre histoire » n’en parle-t-elle pas ?

Pourquoi ce patronat qui détient tous les rouages du pouvoir préfère-t-il voir cette situation perdurer ?

 Hypothèses :

Les grands patrons ultralibéraux mondialisés égoïstes ne sont pas pressés de récupérer les esclaves lobotomisés et peu productifs du secteur public ?

C’est délibérément qu’ils maintiennent ces populations réputées à gauche dans l’enfer de suiciditude du public ?

Peut-on parler de génocide ?

Sauvons nos profs ! Tous unis dans la lutte pour une privatisation de l’EN !

Laissez les vivre !

Mais cet article pourrait poser beaucoup d’autres questions. Par exemple :

« Cette tragédie privée peut prendre a posteriori le sens d’un sacrifice altruiste si elle débouche sur une prise de conscience collective »

Pourquoi cette disparité en défaveur des femmes ? Esclavagisées non seulement par le système mais par les enfants et leurs conjoints, en ont elles pour autant moins droit à ce suicide altruiste. Si on ne parvient pas à faire baisser celui des hommes faut-il œuvrer à faire croître celui des femmes faut-il imposer un droit opposable paritaire des femmes au suicide. Etc…. ?

En ouvrant 30 %du marché du travail potentiel aux étrangers, une privatisation ne nous permettra-t-elle pas d’acceuillir plus dignement plus de réfugiés afghan en leur offrant un emploi ?
ETC...

On pourrait continuer ainsi, mais arrêtons là pour poser ce qui reste la principale question

Surtout, en nous cachant toute ces vérités, en ne posant pas toutes ces questions cruciales, l’auteur de cet article ne se fait il pas le complice objectif de l’élite ultra etc….


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