Commentaire de Monica
sur « La castration chimique » ?
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Bonjour ddacoudre,
J’ai souvenance de travaux de criminologues belges, qui montraient que ce n’était pas le fait de « Surveiller et punir » (comme l’avait écrit Foucault ) qui permettait de combattre en profondeur la criminalité. C’était le fait d’amener le criminel à analyser par quels mécanismes il était passé pour aboutir à l’objectivation suprême qu’est le meurtre d’autrui. L’autre, dans le meurtre, n’est plus l’autre en soi, mais l’autre uniquement pour soi.
Bien-sûr, nous procédons chaque jour à ces modes d’objectivation de l’autre. Le meurtrier n’est pas radicalement différent de nous. Mais les seuils du mal fait à l’autre sont évidemment différents lorsque l’on se moque de quelqu’un, ou qu’on le tue.
Le système pénal devrait pouvoir prendre en compte la souffrance engendrée chez la victime (en cas de viol) ou ses proches (en cas de meurtre) et, s’écartant de la notion de « vengeance », sanctionner l’objectivation en rouvrant au sujet criminel le chemin de l’autre...
On est très loin de cette logique aujourd’hui, hélas.
Bien cordialement.
