Commentaire de décurion
sur Camus, come on !


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décurion 15 décembre 2009 12:43

@ Sisyphe,

"Autant sont légitimes la dénonciation du colonialisme, de l’attitude méprisante des Français, d’une répartition agraire injuste et d’une assimilation toujours proposée mais jamais réalisée, « 
 Je ne sais pas si cette affirmation est la votre ou celle de Camus, mais il y trois erreurs flagrantes que je relève.
Attitude méprisante : De quel mépris s’agit il ? Celui du fonctionnaire pour l’ administré ? Celui du militaire pour le civil ? Celui du lettré pour l’analphabète ? Celui du nanti pour le pauvre. ? Oserais je rappeler, qu’en France, à la même époque, les moeurs n’étaient guère différentes, et en Algérie, les français de diverses origines, logeaient à la même enseigne, sans pouvoir s’accuser eux mêmes. Si quelqu’un peut croire que 10 % d’une population peut adopter une attitude méprisante contre le reste de la population, il se trompe.
L’assimilation : Il n’a jamais été question d’assimiler les indigènes, ni au début, et encore moins à la fin. Naturaliser quelques individus, oui, mais pas plus. Pour comprendre l’histoire française de l’ Algérie, il faut savoir, qu’à un moment de l’histoire il a été admis, que l’on ne pouvait plus maintenir des millions d’individus dans une demie nationalité, et comme il paraissait invraissemblable de les intégrer, il ne restait plus qu’à les abandonner, ce qui fut fait.
Pour la répartition agraire, lors du centenaire de l’Algérie, un état des lieux fut fait. Bien que certains français soient de gros propriétaires, globalement les propriétés arabe ( au prorata du nombre) étaient majoritaires. Les biens en Troupeaux, en plantations fruitières et autres des arabes étaient supérieurs à ceux des »colons" et malgré cela 90% des impots étaient payés par les français, soit 10 % de la population. La propriété arabe, était partagée entre plusieurs personnes ( 10 et plus), ce qui causait des problèmes de gestions, de partage et de responsabilité devant les créances, ce qui menait souvent à la faillite et à la saisie.


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