Commentaire de Tzecoatl
sur De l'idéologie économique


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Claude Simon Tzecoatl 22 décembre 2009 15:57

"L’auteur a le mérite d’avoir compris (contrairement à Fukuyama) qu’il faut une (ou plusieurs) idéologies pour tenir la population.« 

Non, aucunement. Après, je suis bien conscient que tout un chacun ne peut être expert dans les défis que connait une société au cours de son histoire, de son progrès je dirais. Et qu’il est plus facile pour tout un chacun de répéter à quoi doit ressembler l’avenir, que d’y penser.

Oui, l’idéologie est quelque part l’ordre moral que l’on nous dessine, à quoi l’on nous destine. Je m’avouerais libéral, je préfère que les individus en décident, soit la base de la pyramide plus que le sommet. J’en espère moins de souffrance, de violence et d’absurdité. Au risque de plus d’éclectisme, tout au plus.

 »Que cette idéologie soit la religion, le communisme, le libéralisme, la foi en la technologie ou l’écologie n’a aucune espèce d’importance. Il en faut au moins une. Et il faut que ces idéologies soient partagées par le plus grand monde dans la société."

Et pourquoi pas le credo en latin, puisque nous y sommes ?

Tout les falloir qui ponctuent vos posts, Bruxman, ça comme à se voir...

"Une idéologie est forcément réductrice, c’est son but. Fournir une explication simple du monde (et donc réductrice) à la portée du premier benêt venu. Cette explication sépare le bien du mal, le moral de l’immoral et donne un but à atteindre aux gens."

Et force les individus à atteindre un but qui leur est imposé, je dirais.

"Et si ca va mal depuis les années 70, c’est que l’ensemble des idéologies qui tenaient le monde occidental ont basculées. L’église s’est discréditée dès le millieu des années 60, discredit apparu évident en 68. Le communisme a perdu en importance au cours des années 70, aura son chant du cygne en 1981 et descendra aux enfers en 1989. Au même moment, le mondialisme attaquera la fondation de la dernière institution restante : le nationalisme. « 

Retour aux anciennes valeurs, nationalisme, keynésianisme, plus éprouvées, plus chères dans les coeurs ? Peut-être. En paroles, du moins.

Le nationalisme ne doit plus faire peur avec la bombinette, quoiqu’il en soit. La main d’Henry plus sûrement, ou certains nationalismes économiques.

 »Et si on parle tant d’identité nationale en ce moment c’est parce que plus personne ne sait ce que c’est."

Et plus surement un peu de drague de la droite de la droite avant les régionales.

"Les idéologies restantes comme la foi dans le libéralisme ou la foi en la technologie ne sont que partielles (elles ne fixent pas de référence au bien et au mal). Si elles peuvent inspirer, elles ne peuvent se suffire à elles seules. Et c’est pour cela que l’on a un rush vers l’écologie des politiques pour espérer remplir un grand vide."

L’écologie est une question qui mérite d’être soulevé, les statistiques des disparitions à venir d’espèces m’effraient. Personne n’a entendu parler d’exterminationgate encore, parait-il.

"Un grand vide qu’ils ressentent comme très menacant car sans idéologie, la société va se transformer en battle royale financier et technologique.« 

Le philosophe reconnait souvent la nécessité de connaitre le vide, préambule à la réflexion. Le politique s’en prémunit. Rien de neuf sous le soleil. L’idéologieux remplacant le religieux.

La France est laïque, il est temps qu’elle le devienne vis à vis des idéologies.

 »Actuellement, il ne reste plus qu’une seule idéologie qui tient un peu : Ce qui reste d’identité nationale. Mais il n’y en a plus pour très longtemps. Si l’écologie ou toute politique alternative ne parvient pas à justifier le pouvoir politique, on va vers une dislocation du pouvoir politique et vers un libéralisme sans aucune contrainte d’aucune sorte. La question est : Est ce que ce libéralisme parviendra à se trancender et offrir une justification morale à l’existence des hommes ? Rien n’est moins sur et pourtant rien n’est plus urgent. "

Pour vous résumer, nous serions en train de faire appel à d’anciennes idéologies, qui ont été brisées par la mondialisation et les libéralismes thatchériens et reaganiens.

Nous ne sommes plus très loin de la destruction créatrice idéologique, pour paraphraser Schumpeter.

Mais non, décidément, les idéologies font trop de casse par rapport à ce qu’elles valent, et il serait temps, Bruxman, de mettre un bémol aux manipulations des sociétés dont vous venez ici vous-même faire l’aveu.


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