Commentaire de Bardamu
sur Le « Sécuritarisme » destructeur !
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
L’expression d’une belle intelligence ici !... en un remarquabe article !
De tout temps, je pense, a-t-on essayé de défendre l’ordre des forts, des nantis !
Jadis, les figures de Dieu, puis celle du père -un dieu officiant au sein de la famille- assurèrent aussi cette fonction.
D’abord l’Eglise !
Puis le patron, figure paternelle en une entreprise qui se voulait « familiale » avec ses logements, son école accueillant les ouvriers.
Plus de Dieu désormais, ou si peu !... un dieu terrorisant, voire terroriste !
Et un père pour le moins chahuté, si ce n’est -actuellement- littéralement castré (ouïe ! ouïe ! ouïe !).
Oui, on a voué aux gémonies les vieux principes servant l’autorité !
En oubliant qu’ils pouvaient aussi appuyer... le bon sens !
Alors, pour remédier à cela, garder l’ordre triomphant -tout en justifiant le puissant-, éviter l’anomie, a-t-on inventé d’autres figures, voire certaines religiosités -en lieu et place d’anciennes religions.
Ici, la professionnalisation des métiers -« Je me dois de » !
Là, la psychanalyse -« Tu te dois de, puisque tu le vaux bien » !
Ici, la sécurité -« On te protège !... tu te tais ! »
Là, l’hygiénisme -« La petite bête plus dangereuse que la grosse ».
Ici, le refus de la mort -celui de la vie, donc !
Là, le jeunisme -l’infantilisation de tous !
L’homme a cru se libérer de chaînes lourdes et rouillées façonnées à l’image d’un passé ne faisant plus figure que de curiosité historique.
Ceci, pour mieux s’emprisonner encore !
Des liens lisses, aseptisés, sécuritaires et sans saveur... une protection écran !
Il a dénié la mort mais a fait de son existence une demi-vie... une vie dans la mort, de la mort injectée au sein de la vie.
Oui, la mort chassée par la porte de la maison monde, et revenant par ses fenêtres.
Et dès lors, dans la vie.
Alors, bienvenue dans ce meilleur des mondes... de morts vivants... welcome en ce nihil !
Rajout : je me souviens d’une exposition dans le hall d’une aérogare... j’étais enfant... des crèches espagnoles sous verre.
Y était à maintes reprises représentée la mort, un squelette ricaneur, une faux en main, ceci au coeur même de la vie, de la nativité.
La mort non plus cachée, mais ici magnifiée !
Je trouvais ces scènes touchantes, superbes !
De ce spectacle, je le sentais, naissait une formidable envie... de vivre !
Merci à l’auteur donc !... de m’avoir ramené à ce souvenir.
