Commentaire de Monolecte
sur Ceci est mon corps
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Vous savez donc très bien, Sandro, que malgré les apparences, ce n’est jamais sur moi que j’écris vraiment, que ces brides de vie que j’expose sur la place publique ne sont que le terreau sur lequel j’espère planter le débat, ouvrir le dialogue, créer l’échange. Je ne suis pas un cas particulier. Je suis une parmi toutes les autres et c’est pour cela qu’il n’y a pas de question d’impudeur dans ces écrits. Un accouchement, un viol, le sentiment amoureux, la trahison, la colère, les relations au corps, tout cela est de l’ordre de l’universel. C’est parce que je n’ai rien de particulier que je peux livrer ce genre de chose. Ce qui m’est propre est de l’ordre de l’intime, du privé et ne sort pas de mon clavier, sauf pour mes proches.
