Commentaire de alphapolaris
sur Une question bien posée comporte sa propre réponse
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C’est pour cela que j’appelle ces tentatives de manipulation sous le nom de « pravdages » contraction de pravda, devenu un symbole de la propagande de la russie des années 50, et de sondage. Ce ne sont en fait que de nouvelles méthodes de propagande qui auraient été utilisées par le bloc soviétique du temps de la guerre froid s’ils avaient existé à l’époque.
Comme dit plus haut, ce qui ce conçoit bien s’énonce clairement : nommons cette nouvelle forme de propagande. Un pravdage est un sondage orienté destiné à faire culpabiliser ceux qui ne pense pas comme le pouvoir le veut : « comment, cela ? je ne suis pas comme les autres ? De toute façon, il n’y a rien à faire, car en démocratie, la majorité (et donc le sondage), l’emporte ». C’est très insidieux comme méthode. Il faut la combattre ; commençons par la nommer.
Autre exemple de pravdage avec la loi HADOPI. A la question « Êtes-vous favorables à la loi combattant le piratage sur internet », 80% des gens avaient répondu par l’affirmative, ce qui avait été insidieusement traduit par les majors, et donc par par les journaux par : « les français sont favorables à la coupure de l’accès internet ». Qu’aurait été le résultat si la question avait été « Êtes-vous favorables à ce que l’on vous coupe votre accès internet pendant 2 mois minimum sans remboursement si votre voisin pirate votre réseau wifi ? ». Comme l’exprime très bien cet article, une question bien posée comporte sa propre réponse. C’est le principe même des pravdages.
À noter : le site Sondons les sondages tente de s’opposer à la manipulation par les sondages.
