Commentaire de armand
sur Existe-t-il plusieurs Coran ? Réponse aux commentaires
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Ne pourrait-on pas suggérer au pieux ’alim qu’est Paradisial de nous écrire un article, même volumineux, ou de suggérer des liens vers son site, s’il en a un, au lieu qu’il occupe le terrain avec des commentaires interminables qui sont, pour la plupart, des textes déjà reproduits par icelui en moult circonstance.
Je tiens tout de même à le moucher au sujet d’Omar Khayyam. Il est de bon ton en Ruinepublique islamiste d’Iran d’assortir toute édition des robai du grand Omar de commentaires tatillons, à chaque fois qu’il évoque les effets merveilleux du sharab ou du mey (tous deux signifiant vin) genre « Attention, il s’agit de l’îvresse de Dieu ! ». Tandis que toute référence aux émotions que pourrait lui inspirer le gracile saqi (ou échanson) est aussitôt interprétée dans le sens « amour divin ».
On ne sait pas grande chose de la vie d’Omar - beaucoup d’histoires édifiantes, comme celle qui relate sa scolarité en compagnie de Hassan-e-Sabah, futur fondateur des Hachichim, et du futur Grand Vizir du sultan seldjoukide Malek Shah, Nizam ul-Molk, devenu ennemi des Hachichim. On n’en sait rien. Qu’il ait fini sa vie dans le renoncement, pourquoi pas, bien de libertins et de libertines procèdent ainsi quand le souffle de la Camarde chatouille leurs narines de son parfum d’ossuaire.
Par contre, nous savons qu’en des temps traditionnels, l’allégorie était inconnue, et la symbolique omniprésente. Ainsi, Omar pouvait très bien songer à la fois à l’îvresse bien matérielle et à l’extase mystique. Au risque de choquer notre Paradi bien spirituel, les poètes, les guerriers et les nobles de l’Iran seldjoukide (et bien après, voir les vers de Hafez) buvaient un vin fortement alcoolisé et épais, de préférence de la région de Rayy (près du futur Téhéran), atteignaient leurs paradis artificiels sous l’effet du madjoun, ou gâteau à base de hachiche, et leurs émois érotiques s’éveillaient tout autant devant le « grain de beauté de ce Turc de Chiraz » pour paraphraser Hafez, que devant les femmes.
