Commentaire de JL
sur Retraite, changer sa source de recettes
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
Permettez moi cher ddacoudre, de ne pas adhérer à votre projet qui, sous réserve d’approfondissement, me paraît a première vues n’être hélas qu’un miroir aux alouettes de plus.
J’entendais ce matin un débat sur France Culture (« L’économie en question »). Il était dit qu’u des paramètres du système de retraite est l’âge de départ. Certes, mais en situation de chômage intense, les emplois sont en nombre limité si bien que leur attribution est un jeu à somme nulle entre chômeurs et candidats à la retraite. Il est absurde de parler de retraites si l’on n’évoque pas la question du chômage et tout discours qui dissocie les deux est n’est que mystification et qui par le fait, en mal nommant les choses ajoute aux malheurs du monde.
Quant à la moralisation du capitalisme, un grand pas sera franchi lorsque tout le monde aura admis que la seule morale dont pourrait faire preuve les capitalistes serait d’accepter un impôt juste et conséquent.
il y a deux impensés dans l’idéologie libérale. (non pensée) : Premièrement, ce sont les travailleurs du secteur capitaliste — et non pas les consommateurs — qui créent la valeur monétaire dont une partie sera accaparée par les capitalistes, et ce sont les travailleurs du secteur non marchand — et non pas les contribuables — qui créent la valeur monétaire des services non marchands….l’économie capitaliste est un circuit dont les deux actes fondateurs sont la décision privée d’investir pour produire des biens et des services marchands et la décision publique d’investir pour offrir des services non marchands. Autrement dit, les « prélèvements obligatoires » sont effectués sur un produit intérieur brut (PIB) déjà augmenté du fruit de l’activité non marchande.
Et c’est l’impôt qui permet que l’économie capitaliste soit autre chose qu’un rêve de prédateur et un cauchemar pour l’humanité.
