Commentaire de Dudule
sur L'Europe des égoïsmes


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Dudule 8 février 2010 14:55

Il y a un truc bizarre derrière tout ça : la situation Grec n’a pas changé depuis quelques années, or nos amis les financiers ont commencé à la montrer du doigts après l’élection du nouveau premier ministre social-démocrate. Lorsque le premier ministre conservateur (grand admirateur de Sarkozy, qui fit un peu la même politique que lui, avec certains effets dans la rue...) dirigeait le pays, personne ne disait rien...

Or, l’ancien gouvernement n’a rien fait contre la crise. Le nouveau premier ministre Papandréou tente par contre d’appliquer un programme politique d’assainissement des finances publics, par le moyen d’une lutte active contre la corruption et la fraude fiscal.

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/crise-grecque-papandreou-veut-reunir-tous-les-partis-politiques-10-12-2009-739934.php

Les clowns(*) des agences de notation ont décoté la Grèce juste (quelques jours) après l’élection de Papandréou (investi mi décembre) ! Si ce n’est pas une ingérence inqualifiable dans la souveraineté d’une nation démocratique, je ne sait pas ce que c’est !

Et comme par hasard, les milieux financiers, si vertueux, suivent : une politique de lutte contre la fraude fiscale et la corruption, quelle ignoble entrave au marché libre ! Faut les comprendre, ces braves gens si vertueux !

Autre chose encore : comme par hasard, les « pigs » (quel joli acronyme), c’est à dire Portugal, Irlande, Grèce, Spain sont tous (sauf l’Irlande) dirigés par des gouvernements de gauche ou de centre gauche !

Il faut bien être conscient de ce qui se passe aujourd’hui : il s’agit d’une offensive de grande envergure des « marchés » contre ce qui reste de l’« état providence » (je n’aime pas beaucoup cette expression...) en Europe. La stratégie du choc est à l’œuvre. Ça ne veut pas dire qu’elle va marché, mais de toute façon, même si elle échoue, ses maîtres d’œuvre ne risquent pas grand chose...

Il s’agit de rien de moins que la tentative de fabrication d’une crise artificielle au sein de l’UE afin de justifier un « traitement de choc », c’est à dire encore plus de « libéralisation » et de démantèlement des services publics.

(*) Vous savez, les gars qui n’ont rien vu venir de la crise financières, et décottent aujourd’hui des nations déloppées, naturellement solvable à long terme.


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