Commentaire de Aziz alia
sur Hamas : de l'indécision à la radicalité
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Les USA et Israel savent que tot ou tard les peuples arabes,finiront par avoir le dessus sur les dictateurs qui les gouvernent,et c’est pour cela qu’ils encouragent une certaine forme de démocratie (à l’irakienne)qui irait dans le sens de leur visée hégémonique et dominante du monde.Cependant lorsque cette démocratie émane de ces peuples eux meme (Palestine et Iran)elle est aussitot combatue en utilisant tous les moyens légaux(nations unies, conseil de sécurité,unions régionales ) ou illégaux (chantage ,assassinats,embargots etc).Et c’est le cas de l’IRAN et de Hamas en palestine.Les propos de Hamas sur« la destruction » d’Israel sont d’ordre politique(d’ailleurs il faut etre trop naif pour croire que des gens qui ne possèdent pour se défendre que leur propre corps et quelques mini missiles artisanals,puissent anéantir une puissance nucléaire classée par plusieurs experts militaires comme la 3°armée du monde).Mais les vrais raisons de cette campagne contre Hamas c’est que c’est un mouvement qui ne cédera pas un pouce sur les droits légitimes des palestiniens ,reconnus par les résolutions des nations unies(surtout la 242 et la 194).La grande foi en leurs droits légitimes ,et leur courage sans pareil ,leur donne une capacité de résistance à toute épreuve.Et c’est cela qui gène la politique d’Israel et des USA.
Ceux qui traitent Hamas de « terrorisme » doivent,s’ils sont sincères envers eux meme et envers l’humanité entiére, faire des pressions sur Israel pour liberer les territoires qu’il a conquis par le sang (des palestiniens ) et les armes ,démanteler les colonies baties sur les terres des autres , démolir le mur « de l’Appartheid » ,et cesser les assassinats systhématiques et quotidiens.A ce moment là , et pas avant le monde arabo musulman et les pays épris de paix,cesseront de douter des intentions de l’occident ,et cesseront de parler de la politique de 2 poids et 2 mesures.
Ci dessous un petit rappel des résolutions des nations unies sur le conflit.
Les résolutions des Nations Unies sur la Palestine ne servent-elles donc à rien ?
Bert De Belder 5 avril 2002 Solidarité Internationale
Les Palestiniens exigent que soient appliquées les résolutions des Nations Unies qui ont été ratifiées. Chose apparemment très difficile à mettre en pratique... Voici un aperçu des plus importantes résolutions de l’ONU concernant la Palestine.
Les Nations Unies ont, depuis la fondation de l’Etat d’Israël en mai 1948, voté des dizaines de résolutions en faveur des Palestiniens. Elles sont toutes restées lettre morte. Israël refuse de les appliquer, et cela en toute impunité. Quelle différence avec des pays comme l’Irak ou la Yougoslavie, qui sont soumis à des sanctions et des bombardements quand ils ne suivent pas les résolutions des Nations Unies immédiatement, complètement et selon l’interprétation des Etats-Unis ?
La résolution 181 de l’Assemblée générale des Nations Unies, votée le 29 novembre 1947, recommande le partage de la Palestine en un Etat juif, un Etat arabe et une zone qui comprend les Lieux saints, Jérusalem et Bethléem « sous régime international particulier ». 14.000 km2, avec 558.000 Juifs et 405.000 Arabes pour l’Etat juif ; 11.500 km2, avec 804.000 Arabes et 10.000 Juifs pour l’Etat arabe ; 106.000 Arabes et 100.000 Juifs pour la zone internationale. Une union économique, monétaire et douanière devait s’installer entre les deux Etats.
Considérée comme trop injuste, cette résolution a été refusée par les Arabes. Elle est aussi critiquée par les sionistes, qui veulent davantage de terres. La résolution ne sera jamais appliquée. Après cinq mois de guerre judéo-palestinienne, dans laquelle les sionistes arrachent encore des terres aux Palestiniens, les sionistes proclament de manière unilatérale l’Etat d’Israël, le 15 mai 1948. C’est le début de la première guerre israélo-arabe.
Le droit au retour des réfugiés
La résolution 194 est adoptée le 11 décembre 1948 par l’Assemblée générale des Nations Unies. Elle décide, à la suite du départ forcé de centaines de milliers de Palestiniens, chassés par les sionistes : « qu’il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent, de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins, et que des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers et pour tout bien perdu ou endommagé lorsque, en vertu des principes du droit international ou en équité, cette perte ou ce dommage doit être réparé par les gouvernements ou autorités responsables. »
Après la guerre de six jours en juin 1967, Israël occupe la rive occidentale du Jourdain et la bande de Gaza. Adoptée par le Conseil de sécurité, le 22 novembre 1967, la résolution 242 « exige l’instauration d’une paix juste et durable au Moyen-Orient », qui passe par « le retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés pendant le récent conflit » et le « respect et la reconnaissance de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance politique de chaque Etat de la région, et leur droit de vivre en paix à l’intérieur de frontières sûres et reconnues, à l’abri de menaces et d’actes de force. » La version anglaise est plus ambiguë parlant de retrait « from territories » ce que certains ont traduit par « de territoires », formule plus vague que « des territoires ».
Cette résolution, reprise dans toutes les négociations ultérieures, jette les bases de la paix au Proche-Orient : l’évacuation par Israël des territoires occupés et la reconnaissance par les Etats arabes du droit d’Israël à la paix dans des frontières sûres. Une formule de « deux peuples, deux Etats », qui fut acceptée dans le cadre du processus de paix par Yasser Arafat.
Mais des organisations palestiniennes radicales insistent sur le fait que la perspective à long terme demeure : un Etat laïc démocratique sur l’ensemble du territoire historique de Palestine, où tous les peuples et religions - Arabes, Juifs, musulmans et chrétiens - cohabitent sur un pied d’égalité.
Condamnation de la colonisation
Adoptée par le Conseil de sécurité le 22 octobre 1973, durant la guerre du Ramadan (ou Yom Kippour) entre Israël et ses voisins arabes, la résolution 338 réaffirme la validité de la résolution 242 et appelle au cessez-le-feu et à des négociations en vue « d’instaurer une paix juste et durable au Moyen-Orient ».
La résolution 3236 de l’Assemblée générale des Nations Unies, du 22 novembre 1974, réaffirme le « droit inaliénable des Palestiniens de retourner dans leurs foyers et vers leurs biens, d’où ils ont été déplacés et déracinés » et demande le droit à l’autodétermination du peuple palestinien.
Le premier mars 1980, le Conseil de sécurité adopte la résolution 465, qui condamne la politique de colonisation d’Israël : « Toutes les mesures prises par Israël pour changer le caractère physique, la composition, la structure institutionnelle ou le statut des territoires palestiniens et autres territoires arabes occupés depuis 1967, Jérusalem y compris, n’ont pas de base légale. La pratique et la politique d’Israël d’établir une partie de sa population et de nouveaux immigrés dans ces territoires constitue une violation flagrante de la Quatrième Convention de Genève, et un obstacle sérieux pour obtenir une paix juste, complète et durable au Moyen-Orient ».
Le 7 octobre 2000, alors qu’une nouvelle semaine de l’intifada palestinienne contre l’occupation et la répression israéliennes a débuté, le Conseil de sécurité des Nations Unies adopte la résolution 1322, qui condamne « le recours excessif à la force contre les Palestiniens ».
Les Nations Unies ont sur leur site web une page dûment documentée Question of Palestine. Surfez vers : www.un.org/partners/civil society/m-qpales.htm.
