Commentaire de Rétif
sur Déicides
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Pour s’apercevoir qu’un cadavre pue, il aura sans doute fallu vouloir le garder près de soi.
Ce qui représente déjà une forme d’affectivité extra-animale.
Sans compter un odorat d’une sensibilité particulière,car les animaux ne sont pas gênés par la pestilence
Alors, l’idée de l’enterrer, serait peut-être concommitante de la volonté de ne pas se séparer du corps de qui on a connu vivant.
L’article dit que l’homme seul sait qu’il va mourir, et pas l’animal : et si c’était le contraire ?
Je veux dire qu’il semble que l’animal se résigne à la mort, tant la sienne que celle de ce qi lui fut proche,et qui, soudain, ne lui est plus rien.
Alors que l’homme semblerait justement être l’animal qui se résigne le moins à la mort,et auquel elle est un scandale.
D’où ; l’idée d’enterrement , tant pour garder proche, que pour protéger des charognards la dépouille de ses semblables, en souhaitant le même traitement pour soi le moment venu.
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