Commentaire de arturh
sur Google s'invite chez vous
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les réactions irritées, dont la mienne, sont légitime. On vit quand même dans un pays, sur un continent, qui, pour la première fois de son histoire, vient de passer intégralement à côté d’une révolution industrielle, la révoluion informatique/numérique.
C’est comme si en France, dans les années 30 ont était incapables de construire un moteur, une voiture ou un avion !
En 2000, la France n’a pas un seul programme informatique généraliste significatif !
Le crétinisme de cet article n’en est pas la raison, mais il dit en est quand même révélateur.
Cet article est fait sur le même registre que celui qui a prévalu quand Google a annoncé qu’il comptait numériser une bibliothèque. Aussitôt la voix officielle de la France a poussé de grands hurlements, invoquant la loi maudite du profit, etc, etc, puis a annoncé un contre projet qui a été, évidemment, confié à un énarque. Depuis on n’a plus de nouvelles, mais je suis certain que l’énarque en question a au moins réussi, à l’issue d’un travail acharné d’une énorme équipe de bureaucrates, à fixer l’ordre du jour de la réunion préparatoire à la réunion qui doit commencer à rédiger l’avant-projet qui fixera l’ordre du jour de la réunion préparatoire à la réunion d’expert qui décidera quelle entreprise nationalisée sera chargée d’étudier un avant-projet de machine pour numériser les livres.
Tout ces guignols me font penser aux années 80 à l’époque où j’ai travaillé pour L’IRCAM (Institut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique) où l’alliance de ces mêmes bureaucrates/techniciens/fonctionnaires avaient réussit à produire un synthétiseur qui avait coûté 1 million d’euros de l’époque. Quand il a été à peu près au point, Casio a sorti un synthétiseur 100 fois plus pratique et compact qui coutait 1500 euros à la FNAC.
