Commentaire de Satyâgraha
sur Papy, continue de boomer
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Le problème n’est pas celui de l’argent mais de l’aveuglement de la génération du baby boom. Combien de fois ais-je entendu que « c’était plus difficile avant » : c’est certainement vrai mais au moins à l’époque, il y avait de l’ESPOIR. Demandez à un jeune ce dont il rêve et vous risquez d’être surpris.
On ne rêve pas de la retraite, voir les anciens faire du vélo le sourire aux lèvres et se payer des voyages en ignorant la souffrance du monde est suffisamment dégoutant pour ne pas en rêver (abrutis par le travail jusqu’à 60 ans et ensuite obnubilés par leur nombril et leur « repos du guerrier »).
On ne rêve pas de carrière et de Guerre Sainte Economique, les anciens (nos parents donc) ayant plus que démontré l’égoïsme inhérent à ce genre de perspective.
On ne rêve pas de consommation (contrairement à ce qu’on pense généralement) car on en a bouffé tant et plus et ne croyons plus vraiment à ce bonheur par procuration.
On ne rêve pas de nature, les anciens l’ont massacré en une génération.
On rêve juste d’un peu de fric pour pas se retrouver sous les ponts et voir passer les anciens en vélo, le sourire aux lèvres.
Nos rêves sont pauvres et vidés de toute espérance. Comme nous. Je ne souhaite pas de révolution car elle risque d’être terriblement violente, mais si elle advient, j’espère que les anciens n’auront pas en plus l’indécence de se demander pourquoi.
