Commentaire de decurion
sur Papy, continue de boomer
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Depuis que j’ai ouvert les yeux, j’ai vu des tas de gens travailler pour vivre, j’en ai vu trés peu vivre décemment du fruit de leur travail. J’ai traversé les « trentes glorieuses », je m’en excuse, en ignorant que je vivais une époque bénie. Certe, j’achetais 2 tranches de jambon, je ne payais que le jambon, et pas l’emballage, mais c’était pour la gamelle de mon père et de mon frère ainé, et j’en ai longtemps ignoré le goût.
1918-1970.1920-1982.1926-1963.1934-1991. Ce sont les dates qui marquent le début et la fin, de quatre vies, Quatre frères, simples ouvriers,qui ignoraient eux aussi la chance qu’ils ont eut, de vivre cette douce époque.
Moi j’avais vingt ans en 68, à 21 ans, je l’avais dans l’os. 30 % d’augmentation au accords de grenelle, bouffé en seulement 12 mois par l’inflation.
Le bilan de toute une vie, en tout cas, dans le milieu ou je vis, c’est qu’on nous a prit pour des cons, en long, en large et en travers.Et il faudrait que ça continue encore ?
Le pire dans tout ça, c’est que c’est toujours avec la même grosse ficelle, qui nous a eut nous et nos parents, que l’on atteint nos enfants et petits enfants.
Quand la grande surface s’installe, il n’y a que des avantages, quand elle impose son monopole, il n’y a plus d’avantages et aucun recours. On peut remplacer « grande surface » par « mondialisation »,par « caméras de surveillance », par ’privatisation des retraites", peu importe le mot, le principe sera toujours le même. quoi que nous fassions, aprés mures réflexions, même lorsque l’on est sur d’avoir fait le bon choix, le système récupère, nos actions et les retourne contre nous. En bien des occasions, je me suis aperçu, qu’en croyant bien faire, mes actions aboutissaient à un résultat contraire à celui que j’espérais. Celà, tout simplement parce que nous ne sommes qu’un simple rouage qui ne maitrise aucun des leviers du système.
Faut il pour autant abdiquer tout espoir ?
Faut il pendant que les « élites » accumulent expériences et savoirs pour se maintenir, que les « hommes » s"effacent et permettent que chaque générations passent par les mêmes erreurs ?
Le docteur schweitzer a voulu etre enterré à Lambaréné quprés de ces « chers nègres » comme il se plaisait à les nommer.Ces mots aujourd’hui, sont tabous, sans empecher qu’il en meurre chaque jour, emporté par le poids des contraintes économiques.La vérité, n’est pas dans les mots, elle est dans l’action et ses conséquences. J’ai soulevé un pan du voile qui cache la vérité, et mon obligation, c’est de dire ce que je sais, même si personne ne veut l’entendre. Mon rôle n’est pas de donner du poisson aux plus jeunes, mais de leur apprendre à pêcher, si besoin est.
J’admet etre dans le lot commun, un con, un pion, un numéro, une marchandise, mais toujours, à mon corps défendant.D’un système que je dénonce,je n’en serais jamais le chantre.Pour me faire plier, il faudra me briser les jambes, parce qu’une bataille n’est jamais perdue, tant que l’on a la volonté de combattre.
Je suis désolé, l’enfoiré, mais même l’offrande de tes vieux jours au veau d’or, est perçu comme une agression, par certains bénéficiaires, plus soucieux d’abréger tes souffrances que d’en tirer profits.
Donc, tant qu’à faire, si incompris il faut etre, autant se battre pour ce que l’on croit.
