Commentaire de Olivier Bonnet
sur Clearstream, haro sur la liberté d'informer
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Cher Demian, le cas est un peu différent pour une personne privée que pour une société, me semble-t-il. Mais le débat est intéressant : imaginons que l’on subtilise chez vous une lettre où vous avouez de façon circonstanciée avoir commis un meurtre. Selon votre raisonnement, on ne pourrait vous poursuivre alors. Pourtant vous l’auriez bien commis, ce meurtre... En l’espèce, pour revenir à l’affaire, je ne comprends toujours pas que les deux juges mettent en examen le stagiaire pour avoir emporté des listings bancaires prouvant les magouilles - trop compliquées pour développer ici. La seule explication que je vois est cette volonté : protégeons le secret sur les opérations illégales ! Contre laquelle je m’insurge.
