Commentaire de Hélène
sur Prolétarisation des Français, fausses classes moyennes et mirage d'intégration à l'ordre économique
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
« ... il semble de bon ton en ce moment de taper sur les plus de cinquante ans qui s’enrichissent honteusement. Là encore, un bémol... tous ne sont pas propriétaires, beaucoup sont en travail précaire (c’est mon cas : 54 ans, CDD de 9 mois renouvelable au SMIC..... et lors des joyeuses séances ANPE, nous sommes nombreux dans ce cas)... »
Certains cinquantenaries se sont effectivement enrichis sur le dos des autres et des plus jeunes. Ils réprésentent une petite minorité. Mais c’est surtout le mouvement syndical de la génération précédente (ceux qui avaient cinquante ans en 1980-95) qui a signé de nombreux accords abandonnant à leur sort les générations suivantes pour préserver des avantages sur le court terme. Voire même, dans le cas des dirigeants, pour accéder à des postes importants sous Mitterrand. On a vu plus d’un « grand syndicaliste » devenir un haut fonctionnaire de la casse sociale (exemple : le papa de M. Chérèque, qui fut même ministre sous Rocard). D’où une désyndicalisation croissante des nouvelles générations.
Mais vous avez tort de percevoir comme des nantis ceux qui gagnent plus que vous. Le problème, c’est l’anéantissement de la conscience de classe collective. il ne faut pas tomber dans ce piège. De ce point de vue, l’article de De ço qui calt est excellent et Dugué n’est pas net.
