Commentaire de finael
sur Home sweet work
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Salut Guy !
Il y a des années que je pratique le télétravail et le travail à domicile.
Dans mon premier métier : Analyste documentaire« de 1975 à 1980, on me confiait des documents, une fois par semaine, que j’analysais chez moi, ou au café, ou encore sur un banc de jardin public. Certains étaient classé »confidentiels« mais je n’ai jamais eu de problèmes avec ça.
Bien plus tard, de 1987 à 1992 j’ai imposé le télétravail partiel à mon patron (qui était loin d’être un imbécile) : Je jouais les »pompiers de l’informatique« pour diverses entreprises, accumulais les données système pendant quelques jours sur place, puis les travaillais à domicile sur mon micro personnel ce qui me permettait de présenter un travail de meilleure qualité, avant de retourner un jour ou deux chez le client pour mettre mes recommandations en oeuvre.
A l’époque je communiquais avec le bureau via des disquettes envoyées par la poste et un jour la secrétaire s’est trompée et m’a envoyé les disquettes des virements mensuels des salaires ... gag 
En 1993 j’ai fait de la traduction, toujours »à domicile«
En 1999 - 2000 je faisais du développement de site web pour une boite qui n’avait pas de local à m’affecter.
Mon retour d’expérience est le suivant :
- Attention à la vie privée !
Contrairement à ce que pensent beaucoup de gens, on a tendance, pour se justifier, à travailler un nombre d’heures incroyable. Plus d’une fois il m’est arrivé de me mettre au boulot puis, à un moment de relever la tête pour respirer un coup ... et m’apercevoir qu’il faisait nuit !
D’autres fois je n’arrivai pas à prendre contact avec ma boite : c’était le week-end ou les heures étaient trop tardives, quand ce n’était pas un jour férié. Il m’a fallu plusieurs années pour m’auto-discipliner. Il est aussi trop facile de ne prendre qu’un sandwich au lieu d’une vraie pause repas.
- J’en suis aussi arrivé à exiger d’être au bureau au moins une semaine par mois pour ne pas perdre totalement le contact avec la boite et les collègues.
Une fois ma discipline personnelle en place j’ai pu constater que, comme tu l’écris, beaucoup de patrons aiment avoir leurs employés »sous la main" ... enfin, façon de parler ! en 1994 j’ai passé 5 mois à l’hôtel à Montargis (à 120 km de Paris) pour contrôler un réseau et des systèmes à Paris, alors que j’aurais très bien pu le faire de chez moi.
Et aujourd’hui, à l’heure d’Internet, des mobiles je n’arrive plus à trouver ce genre d’emploi (ni aucun autre il faut bien le dire). La mentalité française est vraiement très en retard !
