Commentaire de Fergus
sur Shoes tossing, alcoolisation et hurlements
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Bonjour, Vilistia.
Je ne suis absolument pas spécialiste des questions d’alcoolémie en Bretagne. Je ne suis d’ailleurs même pas breton. Cela dit, je ne crois pas que les éleveurs de porcs soient les plus menacés par la crise agricole. De plus, ils sont de moins en moins des paysans et de plus en plus des industriels dont ils adoptent les comportements en matière de rentabilité, quitte à élever leurs animaux dans des porcheries hors sol où les bêtes sont entassées dans des conditions choquantes et parfois indignes.
Même chose, et peut-être pire encore en matière de respect animal, chez les éleveurs de volailles hors sol. A cette différence près que ceux-là, soumis à des contraintes d’élevage délirantes, sont en difficulté économique et ont depuis longtemps renié ce qui faisait la fierté d’être paysan. Peut-être ceux-là boivent-ils plus que de raison, mais je n’en sais strictement rien. L’origine de l’alcoolisme paysan est d’ailleurs plus à rechercher dans les habitudes de consommation ancestrales.
D’accord avec vous pour ce qui est de l’alcoolisme des jeunes : où est la fête quand on en arrive à ne plus être maître de soi ? Boire pour s’amuser, cela se comprend car l’alcool désinhibe et permet de repousser les habituelles barrières comportementales que l’on dresse autour de soi par convention sociale. Encore faut-il ne pas aller trop loin. Pour, d’une part, ne pas tomber dans un état éthylique où l’on ne se contrôle plus. Pour, d’autre part, ne pas donner le prétexte à des mesures autoritaires drastiques et potentiellement liberticides, comme vous le soulignez.
Si vous passez pour ringarde, nous serons au moins deux, et sans doute plus à en juger par certains commentaires, à mettre dans le même sac !
