Commentaire de Didier Cozin
sur 120 heures de DIF


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Didier Cozin Didier Cozin 10 mai 2010 10:30

Libre aux grands redresseurs de torts et justiciers sociaux de nier l’intérêt du DIF, cette ré-appropriation de sa formation par le peuple (avec au passage leur sempiternelle « dénonciation » des boîtes à fric qui s’engraisseraient sur le dos des entreprises.)

Non, contentons-nous de nous pencher sur les solutions pratiques et accessibles que nous proposent ces thuréfiraires du service public, grands spécialistes du « yaka focon » , déconnectés de la réalité sociale mais ayant des idées généreuses dans tous domaines.

- des formations longues de plusieurs centaines d’heures (500-1000 h), diplômantes pour les salariés n’ayant pas un niveau de qualification suffisante.

Il y a en France près de 1,5 millions de salariés illettrés, au moins autant de travailleurs sans aucune qualification. En gros il faudrait former 3 millions de personnes durant une année (plus toutes les personnes au chômage qui pour au moins 1,5 million d’entre elles ont besoin rapidement de reconversions longues)

Il faudrait donc qu’à courte échéance, en plus des formations actuelles, de ses tâches de remédiation habituelles (les programmes destinés aux 160 000 jeunes qui sortent tous les
ans de l’école sans rien) l’Etat soit capable de dégager 20 000 euros (fourchette basse du coût d’un CIF) pour une somme globale de 60 milliards d’euros !. En fait il faudrait consacrer les 3/4 du budget de l’éducation nationale (et avec quel résultat final ?) pour ce que les grands utopistes (qui n’aiment pas compter) nous proposent.

- Des formations diplômantes pour tous : Est-on si sûr que les entreprises aient besoin de diplomés, nous rencontrons désormais des centaines de diplomés (y compris de grandes écoles) à la recherche de stages ou des vagues CDD. Pourquoi former plus de diplomés en 2010 ? Plus fondamentalement est-on encore certain que le système éducatif public soit adapté aux besoins des entreprises, quelles garanties ont les entreprises que les programmes, les méthodes, les enseignants sont en prise sur les réalités professionnelles actuelles des entreprises ?

Tout cela est déraisonnable et tous ces gens se prétendant proches du peuple feraient mieux de nous aider à populariser le DIF au lieu de mentir au peuple et à eux-même.

Didier cozin


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