Commentaire de dom
sur Religion, piège à ... ?
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vous avez tout à fait raison, la religion, se relier au spirituel est l’affaire des individus, organisée en institution hiérarchique forcément elle tend à vouloir se poser en intermédiaire.
Mais nous mentalisons Dieu parceque nous avons tant de mots promulgués par tant d’institutions qui se veulent les intermédiaires qu’elles ne sont pas toujours de l’aide à celui qui veut se parcourir jusqu’à son créateur. Nous ne parlons de Dieu que comme si c’était une entité imagînée par des gens mal dans leur vie et qui utiliseraient un dieu comme Pierre Richard en tant que Robinson parle avec une poupée qui lui sert de compagnon.
Mais nous parlons de notre lien avec le vivant, notre propre corps ! Il nous dépasse, la synthèse de la création nous dépasse, elle nous est donnée comme le sont la couleur de nos cheveux, nous ne nous sommes pas créés et pourtant nous vivons une société qui fait comme si nous maîtrisions tout et plus nous continuons dans cette voie plus nous observons des symptômes de destruction, la peur a en général gouverné les hommes dans un milieu qu’ils trouvaient difficile et hostile, mais nous « peignons » même le passé avec nos vues d’aujourd’hui ce qui nous conforte chaque fois à considérer que rien ne change. Mais en omettant constamment le fait que l’instant nous « porte » nous omettons également la présence du divin, l’ordre stupéfiant de la nature, de ce tout en apparence chaotique mais régi par la loi d’amour (que les scientifiques appellent aujourd’hui : résonance par sympathie)mais je crois que l’esprit qui est là pour faire le lien, qui démontre l’unité, n’est pas aimé par Babylone, justement parcequ’il montre comme toute nos tentatives de nous substituer au créateur allants jusqu’à juger nos frères nous mettent en danger.
La présomption des hommes d’aujourd’hui est stupéfiante, les croyances en amènent beaucoup à considérer, comme de bons élèves très sages, qu’il leur suffit de croire que Jésus est leur Papa ou que des vierges les attendent dans l’au-delà, que dès lors ils peuvent se mouvoir dans le mépris ou la haine et croient qu’ils iront au ciel d’office... mais nous sommes dans le ciel ! Le jardin d’Eden flotte en apesanteur au milieu des étoiles innombrables !
Celà complique un peu les choses et l’histoire européenne en tous les cas montre que les institutions religieuses ont toujours été plus enclines à professer des croyances et à mystifier leurs adhérents dans des peurs fictives. Pour les enfants ce serait le grand méchant loup qui les ferait manger leur soupe et pour les adultes la peur du diable qui les ferait avaler tous les dictats des papes.
Tout celà n’a rien à voir avec l’intelligence qui gouverne la vie, elle ne gouverne pas comme nos présidents, elle ne juge pas les créatures, aucune évolution n’aurait pu voir le jour si Dieu était un inquisiteur, aucune douceur, alors que la vie fleurit tout le temps d’une source sans limites, telle le soleil générant des esprits à l’infini, elle dispense la vie, là aussi il n’y a aucune comparaison possible avec l’austerité qu’ont imposées les institutions de pouvoir. Voyez les rires et l’approche plus orgasmique des Rigs-védas hindous tellement bien imagé au temple du soleil à Konarak en Inde, deux pyramides ornées de centaines de couples tout nus faisant l’amour dans toutes les positions du kama-sutra feraient du bien aux descendants de l’inquisition chrétienne ou à quiconque considère qu’il doit se mortifier pour être digne de Dieu.
L’amour prodigieux pour la vie qui vient à un individu quand il survit à un accident pour bien se rendre compte qu’il est bien en vie et qu’il doit la mener dans l’intensité parcequ’elle est un vrais cadeau, voilà qui est plus probant, voilà qui est de l’ordre des révélations. Mais il est impossible d’accéder au coeur de Dieu sans la plus grande des douceurs parceque telle est la nature de tout le vivant qui nous porte. Mais on nous a appris à utiliser le potentiel placé en nous pour projeter les fureurs et les peurs autpour de nous. Résultat ? On se retrouve avec des hordes d’individus qui ne voient pas le monde, ils voient leurs peurs. Ils ne voient pas le monde tel qu’il leur a été donné mais à travers le miroir déformant des cauchemards de l’histoire. La spiritualité vient de là, parcequ’une fois qu’un individu comprend que sa perception est bloquée par des effets de miroir composés essentielement de ses formes-pensées il comprend aussi que le monde ne saurait garder sa cohérence s’il était réellement soumis à toutes ces affabulations et que son propre esprit est bien trop volatile pour générer une telle cohésion. L’évidence du créateur lui apparaît et désormais dans sa perception c’est comme si les enfants du jardin d’éden y étaient toujours, mais avec des bandeaux sur les yeux signifiant leur identité (là c’est écrit chinois, là chrétien, là skatter, là biznessman, là encore rockstar ou mineur...) les rassurant autant que les rendant aveugles à l’essence première du monde, persuadés qu’ils sont en enfer et qu’ils utiliseraient les éléments du jardin pour en faire un enfer. Comprenez-vous ? Et si la vie puissante qui nous anime (et dont nous faisons si souvent n’importe quoi... et je m’y inclus) est pétrie d’intelligence, ce qui est le cas n’en déplaise aux nihilistes, du grain de sable aux spirales galactiques, c’est que nous pouvons communiquer avec cette intelligence et ce n’est somme toute pas trop difficile d’atteindre le créateur puisque notre corps et notre esprit et nos sens lui appartiennent.
Mais à Babylone nous avons tous appris à nous séparer par le jugement, c’est l’outil sécateur dans l’esprit, il nous sépare c’est tout, il ne fait rien d’autre, mais il ne peut nous servir pour comprendre le monde, il n’est utile qu’en cas d’agression, il vous permet par exemple de comprendre qu’une avalanche va vous morceler et qu’il vous faut vous en extraire, autrement on serait simplement dedans et emporté devenant nous-mêmes l’avalanche. Cette possibilité de l’homme de se séparer psychologiquement (appelé communément la schizophrénie, mais qui es un don fait à l’homme) a été manoeuvré par de petits malins qui veulent imposer leurs peurs comme des évidences simplement parcequ’ils ne veulent pas faire l’effort de balayer devant leurs propres yeux, mais c’est bien aussi la possibilité qui a été donnée à l’homme de modeler son monde. Reste à apprendre à modeler en compagnie du créateur et pas dans la croyance de nos vaines puissances destructrices (comme la force atomique !) parceque celà nous a tous amené à construire une société qui se tient en-dehors des lois d’amour. Comment voulez-vous que ce soit agréable ? C’EST un enfer. Et nous pouvons comprendre que toutes les créatures souffrent, ce qui nous rapproche d’elles, elles sont comme nous et égales devant les yeux du créateur.
La connaissance de Dieu est lumineuse parcequ’il éclaire nos consciences, les croyances, à l’opposé, sont aveugles parceque prétendument irrévocables, inamovibles, inchangeantes... en d’autres termes... mortes.
Le Boudha a bien enseigné pourtant sur la nature de nos vies... c’est l’impermanence, la seule chose qui est constante est le changement. Seul axe stable dans l’agitation des créatures cherchant leur équilibre et de l’incroyable bruissement des êtres : la constance du divin qui permet que tout soit. Aplatissons-nous... et non en soumission mais de gratitude parceque nous voyons le seul lieu de repos en nous. Nous ne devrions agir qu’à partir de ce lieu, ce lieu qu’on a appelé le coeur flamboyant dans la chrétienté. Vous comprenez que nous ne nous appartenons pas et celà ne veut pas dire que cette prise de conscience nous amène à vouloir trucider des mécréants qui ne suivraient pas aveuglément les doctrines de bonnes vies et moeurs édictés par certains patriarches de l’antiquité, mais reconnaître que nous ne nous appartenons pas, que rien est nôtre devrais-je dire, nous amène aussi à comprendre que nous sommes comme une maison balayée par des vents et que ceux-ci occupent la place en nous. Le plus souvent nous en sommes victimes quand c’est l’ignorance, la démesure,la souffrance, l’avarice, l’injustice, la fausseté ou la jalousie, mais nous ne sommes pas tributaires de ces forces-là... il y a celles que nous devons invoquer quand nous sommes en prise avec ces maladies 1.la connaissance de Dieu (qui chasse l’ignorance)2. la joie (qui chasse la souffrance)3. l’humilité (qui chasse la démesure) 4. l’honnêteté (qui chasse l’injustice) 5. la maîtrise de soi (qui chasse la convoitise) 6.la bonté (qui chasse la fausseté et l’avarice) et 7. la vérité (qui chasse la jalousie) Ainsi les forces de Dieu nous amènent là où Dieu nous souhaite : dans le bien, la lumière et la vie alors que les maladies invariablement nous amènent à la mort.
Cette liste nous vient d’Hermès Trismégiste et ces sept forces vives sont appelées ou les remèdes ou les forces de Dieu (ce sont les sept joyaux du Boudha ou les sept rayons du Seigneur chez les Hébreux, les Chrétiens ou les Musulmans et il faut les invoquer pour qu’elle viennent s’installer en nous, au contraire des maladies qui tentent constamment de « prendre » le temple. Comment les invoquer ? A haute voix. Il ne faut pas oublier que rien ne nous appartient, mais que nous sommes mis en position pour choisir les forces qui nous emplissent. Il ne servirait à rien d’y croire et de ne pas invoquer ces forces, il faut essayer... et justement quand on est en prise avec une maladie. Commencer à mettre celà en pratique équivaut à une renaissance (telle l’appelle Hermès) parceque à travers ces processus nous comprenons de mieux en mieux notre « réalité ». La notion de guerre sainte ou de Djihad vient de là, de ce « combat intérieur » qui se livre à notre insu mais que nous devons relever et de rien d’autre. Croire qu’on peut s’y soustraire et que d’autres le feront bien à notre place est très occidental malheureusement, tentatives vaines de se déresponsabiliser devant le don de notre vie, c’est ouvrir grand les portes aux maladies.
Je vous fais part de tout ça non pas pour essayer de me mettre en valeur ou par un souci de reconnaissance... pfff... mais parceque CA MARCHE ! et que je sais que ces prises de conscience sont tout ce dont nous avons besoin.
Vouzembraz.
