Commentaire de Tzecoatl
sur Comment la croissance européenne aurait pu égaler la croissance chinoise
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La perte de valeur récente de l’euro n’est pas la conséquence d’un abus de la planche à billets de la part des autorités monétaires européennes, arc-boutées sur la préservation des intérêts de la rente, mais bel et bien d’un affaiblissement de son économie, provoquée par la crise, la mondialisation, des règles monétaires favorisant amplement l’endettement en faveur des créanciers, d’une Europe harmonisant absolument tout, notamment le bruit des tondeuses, mais s’interdisant toute harmonisation sociale et fiscale.
Incapables de reconnaitre que leurs règles monétaires ne sont pas viables, nos décideurs persistent à déresponsabiliser les créanciers, afin de toujours mieux alimenter la finance qui réalise 98% des transactions quotidiennes, et de toujours mieux lessiver l’économie réelle, qui réalise 2% des transactions, par des plans d’austérité qui ne mèneront à rien (http://www.jean-luc-melenchon.fr/)
L’économie de la zone euro, entre le marteau de la finance et l’enclume de la globalisation, continue son intégration à une économie mondiale majoritairement le fait de populations issus d’économies émergentes, quelque part entre paupérisation et moins-disance sociale,.
Peut-être que la dynamique des vases communicants entre la Chine et la zone euro finira par prendre fin, la baisse de l’euro et l’inflation chinoise à 2 chiffres réduisant les écarts de création de valeur nominale, il n’empêche que la situation est politiquement et idéologiquement exploitée à toutes fins utiles :
- continuer à détricoter l’état social et administratif dans un but minarchiste ;
- continuer à promouvoir la gouvernance mondiale comme seule issue globale à des problèmes globaux ;
- relayer par les medias l’inexistence de sortie de crise en touchant aux intérêts de la finance, intérêts intégrés comme constantes dans les équations de nos décideurs politiques ;
Si, d’ici, la Chine est toujours une dictature, l’Occident apparait de plus en plus d’ici , comme une « financocratie ».
Intuitivement, je dirais que la résorpsion de la crise américaine par des plans massifs d’aides aux banques avaient fait planner de sérieux doutes sur la poursuite de la valorisation du dollar et l’état des finances publiques américaines, la dégradation de la dette grecque puis des autres PIGS ont été un puissant contre-feu.
