Commentaire de docdory
sur La laïcité dans l'animation


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docdory docdory 28 mai 2010 16:46

@Rougalashinga

1°) Il ne faut surtout pas dispenser de sport un obèse : le sport lui est bénéfique !

2°) Le seul traitement durablement efficace de l’allergie au chat , c’est de refiler ses chats à quelqu’un d’autre

3°) La patiente en question n’avait pas d’inaptitude médicale à la pratique sportive , mais une inaptitude idéologique auto-infligée qui ne relève donc pas de la médecine. Libre à elle de choisir d’avoir des mauvaises notes en sports pour pouvoir respecter sa religion, le code de déontologie dit clairement que l’on ne doit pas délivrer de certificats tendancieux pour obtenir un bénéfice indu ( se défiler du cours de sport pour cause de religion ) .

Le médecin n’a à se prononcer que sur les incapacités médicales aux sports , et non sur les incapacités idéologiques , qui ne relèvent pas de la médecine.

4°) La loi de la République prévoit que les élèves fassent du sport , afin de respecter l’adage « mens sana in corpore sano » .

Il n’est pas dans les attributions du médecin de faire du favoritisme pour que certains se retrouvent au dessus des lois .

Par ailleurs, certaines revendications religieuses demandent l’exemption de cours de biologie traitant de l’évolution, ou bien de cours de dessin ou d’éducation sexuelle . Selon vous , je devrais aussi faire des certificats dans ces cas ? L’incapacité serait pourtant aussi fictive que l’incapacité aux sports.

5°) Effectivement, dans une République laïque, les lois sont supérieures aux réglementations religieuses . En cas d’incompatibilité entre les deux , c’est la loi de la République qui doit s’appliquer . Il ne s’agit pas d’un ultimatum entre pratiquer sa religion et crever, mais ce n’’est pas à la République de s’accommoder aux exigences des religions, la République ne reconnaissant aucun culte .C’est aux adeptes des religions de moduler l’obéissance à leur dogmes pour pouvoir vivre normalement dans la société dans laquelle ils vivent .

6°) Si un élève se blesse volontairement pour éviter les cours de sports, il relève de soins psychiatriques .

7°) Enfin, pour répondre à votre commentaire précédent , dans lequel vous me reprochiez de dire à la patiente que dieu, s’il existe , se moque probablement totalement de ses horaires de repas, il faut constater que, dans le domaine de la médecine , on est obligé de contredire ou critiquer les croyances extravagantes des gens dans bien des domaines extra-religieux :

- non, dit-on au patient , ce n’est pas en vous asseyant dans des toilettes publiques que vous avez attrapé du gonocoque, mais parce que votre partenaire vous l’a refilé.

- non, le vaccin contre l’hépatite B ne donne pas la sclérose en plaque ,

- non, le pain ne fait pas plus grossir que la biscotte ,

- non, les règles n’éliminent pas du « mauvais sang » ,

- non, on n’attrape pas le SIDA en embrassant quelqu’un ,

( liste non limitative ) 

Par conséquent , les idées religieuses ne jouissant , à mon sens , d’aucun statut particulier par rapport aux autres idées, je m’estime en droit de les contester gentiment si jamais elles interfèrent avec la façon dont les gens se soignent, ou si elles amènent des requêtes abusives ( dispenses indues de sport ) .




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