Commentaire de Daniel Roux
sur Le cas Stéphane Guillon
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Ne demandons pas à un chansonnier plus qu’il ne peut.
Guillon n’est pas dans le registre du comique comme l’était Coluche et son nez rouge, je ne le vois pas ainsi en tout cas, c’est un provocateur acerbe qui accompagne sa prose d’un petit ricanement désagréable comme le vinaigre accompagne la salade.
Dire à l’antenne que DSK est un dangereux obsédé sexuel avec sirène et « sauve qui peut les femmes » n’est que la mise en scène d’une réalité dénoncée par ici même par une journaliste victime de cette obsession. Ce n’est pas le dénonciateur qu’il faut juger, c’est le délinquant.
Si cela agace le sujet, c’est tant pis pour lui. Le système protège DSK comme il protège Sarkozy. Reste au citoyen raisonnable (et non pas lâche) à se prononcer lorsqu’il est appelé à le faire démocratiquement, au moment des élections.
