Commentaire de morice
sur Robert Boulin malmené une nouvelle fois
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l’homme clé :
D’aucuns y voyaient de la part du gouvernement « un symbole fort de verrouillage de la justice », à quelques mois seulement de la possible perte, par Jacques Chirac, de son immunité présidentielle. Reste que la seule procédure visant aujourd’hui Jacques Chirac est ouverte à Nanterre – un volet marginal de l’affaire des emplois fictifs – et relève de la cour d’appel de Versailles. Par ailleurs, le rôle du procureur général – plus particulièrement à Paris – n’a que peu d’influence sur l’instruction des « affaires » sensibles. L’essentiel des initiatives est pris au niveau du procureur de la République. Le procureur général a davantage pour mission d’informer la Chancellerie sur le contenu des dossiers.
Hier, Laurent Le Mesle a insisté sur l’excellent souvenir qu’il gardait de son passage à l’Élysée, « certainement la principale fierté de [ma] carrière professionnelle », bien meilleur que son poste de directeur des affaires criminelles et des grâces, d’où il avait été évincé par Elisabeth Guigou, alors ministre de la Justice.
