Commentaire de Walden
sur Du principe de précaution au principe d'attrition, ou du risque subi au risque choisi
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J’abonde dans votre sens.
Défini ainsi : « L’attrition, c’est le taux acceptable de pertes, qu’il s’agisse de pertes matérielles (...), immatérielles (...) et humaines (individus). En langage militaire, on parle de stratégie d’attrition [...] Cette stratégie s’applique aussi au monde de l’entreprise. On parle d’attrition des effectifs du personnel (...) », cela semble relever du pur concept technocratique considérant l’humain comme un matériau quantifiable, voire subsidiaire au regard d’objectifs censément plus élevés. Tel est le langage fleuri des décideurs cyniques qui considèrent comme mineur le risque humain au regard des enjeux financiers.
Ce qu’il faut déplorer du principe de précaution, c’est qu’on l’invoque dans certains cas comme parapluie bureaucratique (sous la pression de certains lobbies intéressés, cf. les laboratoires Vs H1N1), mais que (sous la pression d’autres lobbies intéressés), on ne l’applique guère lorsqu’il faudrait, à savoir pour s’assurer que toute entreprise privée soit soumise à garantir préalablement la relative innocuité de ses interventions mettant en jeu l’intérêt général : ainsi de la diffusion des OGM comme des nanotechnologies, du développement des industries nucléaire et pétrolière...
