Commentaire de JJ il muratore
sur Révolution ! Les pauvres vaincront !
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@ Ariane. Je n’ai jamais compris que Thésée vous abandonnat aux bords où vous fûtes laissée.
Au fil de la lecture de votre joli texte, qui me conduisit, sain et sauf, au travers des pièges et traquenards du labyrinthe de Ryanair, jusqu’à l’air vivifiant et lumineux du Grand Art, je compris que la véritable héroïne était Ariane et non pas ce petit grec parjure que la légende des siècles a voulu nous faire croire.
Or les artistes sont comme Ariane, ils guident vers la lumière et sauvent le Prince. (en effet point de Grand Art sans Prince pour imposer ses exigences et point de Grand Art sans quelques gens du peuple pour y répondre) Les artistes, les vrais, créent des oeuvres dont on entend si fort ce qu’elles sont qu’on n’entend plus ce qu’elles nous disent au travers de l’anecdote de leur sujet. Elles sont la transcendance en tout cas elles en témoignent. (C’est pourquoi tous les régimes qui prétendirent faire rupture avec celle-ci conduisirent l’Art à deux impasses : le nihilisme de ’carré blanc sur fond blanc’ puis ’Carré noir sur fond noir’ (Malévich) ensuite ce fut l’affligeant réalisme pompier dicté par un matérialisme obtus.
Il arrive, parfois, que sans le Prince le Peuple créée des oeuvres mais elles sont d’un autre type que celles qui se trouvent au Musée du Louvre. Il s’agit de l’Art Populaire qui lui également se fonde sur la conviction de la nécéssité de la transcendance.
Pour en revenir à Ariane, l’Artiste c’est elle, car son amour sauve le Prince (Thésée) qui va en tirer toute la Gloire. Ce qu’ont fait tous les artistes du passé.
Cependant la jolie morale de cette histoire c’est que Thésée le parjure, commet un acte manqué, son père le Roi en perdra la tête. (tiens donc !)
En contemplant les oeuvres présentes au Louvre plus personne admire les héros qui les ont commandées et à la gloire de qui elles étaient faites. Non ce que l’on admire ce sont les artistes qui avec passion et amour les ont façonnées pour satisfaire le Prince, cet ingrat.
Avant de vous quitter Ariane, puis-je vous faire une bise ?
