Commentaire de Gad
sur Faut-il couler Q790 ?
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Je ne sais pas s’il faut couler le Q 790 (ou le Clemenceau). Ce que j’ai remarqué c’est qu’on nous parle depuis quelque temps « d’océanisation » et de mauvais temps !
Quel joli mot qu’océanisation... il est vrai que le mot sabordage n’est plus très convenable pour un navire de guerre (ou qui l’a été) français et ce depuis 1942... surtout à Toulon ! Le mauvais temps, c’est la faute à pas de chance !
Bref, j’ai très peur que le Q790-Clemenceau n’arrive pas à Brest. Et ce serait politiquement tout bénéfice : pas d’expertises, pas d’erreurs, pas de coupables, on ne parlera plus du rôle de SDI dans l’affaire du déamiantage (on n’en a jamais beaucoup parlé, et c’est dommage) : toutes les responsabilités seront (j’allais dire noyées) océanisées. On ne parlera plus du rôle ambigu des fonctionnaires de la Défense et de Bercy...
Tout le monde pleurera dans les chaumières sur le triste sort d’un navire sur lequel le sort s’acharne autant. On aura des récits grandioses du naufrage tout plein les journaux... Et ce sera très bien ainsi.
Et le bon péquenot moyen aura une fois de plus payé la facture que les gens qu’il a élus lui présentent.
