Commentaire de Fergus
sur Trois petits lits...
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
Bonjour, Musima, et merci pour ce long et très intéressant commentaire.
Il ya beaucoup de vrai dans ce que vous écrivez, notamment dans le ressenti qui rapproche les femmes des minorités ethniques. Oui les femmes ont dû, et doivent encore, s’adapter à un monde fait par les hommes pour eux-mêmes, et si les choses changent, cela se fait à une lenteur exaspérante.
D’accord avec vous pour reconnaître que les femmes sont plus engagées que les hommes dans la défense des minorités ou des opprimés, j’ai pu le constater lorsque j’étais membre d’Amnesty International, la section à laquelle j’appartenais (nous n’étions que 2 hommes) ne différant guère des autres sur ce plan.
Pour ce qui est de la dictature de la mode, permettez-moi toutefois de mettre un bémol à vos propos, les « fashion victims » féminines ayant en l’occurrence une large part de responsabilité dans l’accoutrement qu’elles portent. Soit par complaisance soit par faiblesse de caractère. A leur décharge, il est vrai qu’il est difficile de s’affranchir de décennies, que dis-je ? de siècles de soumission.
En ce qui concerne mon texte, il est vrai qu’il est porteur (à dessein, cela va de soi) sinon d’une violence masculine, du moins d’une forme de mépris pour les femmes souvent inconscient car totalement entré dans les mœurs et dans des conversations de bureau en apparence pourtant banales et anodines. C’est d’ailleurs là que le bât blesse car ces conversations portent en germe des comportements humiliants.
La solution réside-t-elle dans une forme de spiritualité ? Je ne le crois pas. Je pense que c’est dans l’éducation que se trouve la solution, dans l’abandon des modèles masculin ou féminin que l’on impose très tôt aux jeunes enfants et qui forgent les comportement de domination et de soumission. Garçons et filles doivent au contraire apprendre très tôt à se respecter et, petit à petit, apprendre à subordonner leurs instincts à leur raison.
