Commentaire de charmord
sur 11 septembre : du terrorisme islamiste au terrorisme intellectuel


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

charmord 21 septembre 2010 11:14

Augustule s’est déchaîné pour servir sa propagande et ses pseudos preuves sur le Pentagone.


Alors, à présent qu’il est tout cramé à propos du WTC 7, voyons ce qu’elles valent ces fameuses preuves.

1er point : Sur les évolutions des théories officielles du Pentagone  :

Les autorités ont fourni des explications qui ont fortement varié dans le temps, pour expliquer le manque de preuves visibles de l’avion et c’est précisément un point capital permettant de mettre en défaut la théorie officielle. 

Les premiers témoignages des pompiers, sauveteurs et journalistes semblent plutôt avoir insisté sur le fait que l’avion avait complètement disparu à l’impact ou dans les incendies en résultant, et que très peu de débris étaient visibles, outre qu’ils étaient minuscules. 

L’hypothèse officielle initiale était donc bien que l’avion avait été pulvérisé à l’impact et que la majorité des morceaux de l’avion résultant du choc avait disparu dans les incendies d’hydrocarbures. 

Par la suite, lorsque Th. Meyssan a démontré l’inanité de cette thèse qui avait été pitoyablement défendue par C. Moniquet sur hoaxbuster, les autorités ont ressorti des nouveaux éléments dont on on avait jamais entendu parler dans les rapports initiaux à propos de pièces aéronautiques, sous forme de témoignages de personnes ayant vu le Boeing et de nouvelles photos de débris, ce qui contredisait assez fondamentalement la théorie initiale. 

L’arsenal des « preuves » s’est ainsi enrichi au fur et à mesure que le temps passait et les debunkers ont eu beau jeu d’essayer de ridiculiser Meyssan et les tenant de la thèse no plane en montrant ces photos et en invoquant les témoignages de centaines de témoins ayant vu le Boeing arriver dans le Pentagone, en omettant toutefois deux faits indiscutables : 

1. La contradiction patente des témoignages et photos tardives par rapport aux témoignages initiaux en ce compris des médias (bombes, petit avion, ...), mais aussi par rapport à la « première théorie officielle » de la volatisation de l’avion (permettant d’expliquer l’absence de débris significatifs) et d’autre part, 

2. Le caractère très majoritairement non sourcé et non authentifiable des éléments de preuve avancés. A l’exception de certaines photos prises le 11 septembre (on ne sait pas à quelle heure précise) à proximité du trou de sortie et montrant le fameux rotor par exemple. 

Finalement, outre ces deux raisons permettant de douter des preuves de la théorie officielle, les truthers ont soulevé de nouvelles incohérences et questionnements à propos de ces nouveaux documents à charge, ce qui a eu pour effet de perpétuer au moins en partie les thèses no plane ou en tout cas « no Boeing 757 AA » sur la toile et auprès de très nombreux experts et pilotes. L’une des plus importantes de ces questions est de savoir par quelle magie on a retrouvé ces quelques morceaux mécaniques et de la carlingue mais pas davantage de ceux-ci et aussi pourquoi ils étaient concentrés à des endroits aussi bizarres que là où on est censé les avoir retrouvés : à plus de 100 mètres du trou d’entrée, soit à quelques mètres de l’anneau C mais à l’intérieur du Pentagone (voir rapport de l’ASCE), ou encore sur l’autoroute ou à proximité immédiate. 

Dans ce contexte de persistance de la tendance no plane ou no Boeing 757 est apparue très récemment une toute nouvelle version qui contredit radicalement les versions antérieures, elles mêmes déjà contradictoires : En fait, selon un témoignage très récent d’un pompier qui s’exprime dans un livre coécrit avec un journaliste, certaines personnes auraient volé des pièces de l’avion près de l’autoroute et par ailleurs, le NSTB aurait pris le 12 septembre et de commun accord avec le FBI la décision de ne pas photographier et collecter tous les débris nombreux qu’ils étaient censés avoir localisés à l’intérieur et l’extérieur du Pentagone. Motif invoqué : ne plus perdre de temps et en plus, on (lisez les enquêteurs) dispose déjà de certains morceaux et il suffit de montrer le numéro d’identification des pièces que l’on a pour démontrer sans aucun doute possible l’authenticité des preuves et la véracité de la théorie officielle qui veut que le Boeing AA 77 s’est bien crashé dans le Pentagone. 

Problèmes : L’administration a refusé de divulguer ces numéros de série suite à une requête FOIA. Motif invoqué : cela risque de porter atteinte à l’enquête en cours... Pire, suite à une FOIA de A. Monaghan qui demandait se voir communiquer tout document relatif à la méthode utilisée par les enquêteurs pour identifier les débris qu’ils ont leur possession, ces derniers ont répondu qu’ils ne disposaient d’aucun document par lesquels ils ont identifié la provenance des débris. 

On est donc pas plus avancé et on peut déduire de ce refus de divulguation que la théorie officielle à propos du Pentagone n’est absolument pas prouvée à ce jour par des preuves légalement admissibles, du moins telles qu’elles sont connues du grand publique. De manière générale, il n’a pas été porté la moindre attention aux éléments nombreux troublant la cohérence de la théorie officielle. Quant aux photos, elles n’ont aucune force probante à défaut d’authentification. 

Au contraire, et ceci n’engage que moi car il s’agit d’une impression et pas de factuel, on peut considérer que les thèses successives et contradictoires invoquées par l’administration pour justifier ce manque de preuves, jettent la plus grande suspicion et sont destinées à cacher quel est l’objet qui a détruit le Pentagone. L’identité de cet objet est une toute autre histoire... (...)





Voir ce commentaire dans son contexte