Commentaire de Abou Antoun
sur Sarko...verdose
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Olivier,
Votre remarque :
c’est le bête principe des vases communicants,
on ne voit pas trop
l’intérêt de ceux qui possèdent déjà beaucoup de posséder encore plus,
car enfin de compte ils se tirent une balle dans le pied,
le
consommateur qui ne peut plus acheter, fait chuter la croissance d’un
pays et donc affaiblit d’autant ceux ont sont les plus nantis.
est tout à fait pertinente dans l’hypothèse où la classe possédante ne peut jouir de ses richesses qu’à l’intérieur de ses frontières nationales, et où son enrichissement repose sur la vitalité du marché intérieur. Bref cela serait vrai pour des industriels fabriquant en France des produits destinés aux français.
Mais la mondialisation et les délocalisations sont passées par là. Il suffit maintenant que la classe moyenne soit soumise à une pression fiscale suffisante pour payer ces rentes de situation, ou même que des multinationales basées en France et réalisant de gros profits à l’export (Vinci, Vivendi, Areva, Veolia, etc.) mettent la main à la bourse. Nos riches peuvent ensuite dépenser tranquillement leur argent à l’intérieur ou à l’extérieur des frontières. Il peuvent laisser se déliter la situation sociale pratiquement sans fin, quitte à émigrer si la situation locale devient intenable. C’est d’ailleurs un mouvement qui est déjà amorcé, la plupart de nos plus gros contribuables potentiels à élu domicile en Suisse à Monte-Carlo. L’État reconnaissant leur attribue parfois la légion d’honneur.
En somme une France prospère n’est plus nécessaire pour assouvir leur soif de pouvoir et de richesses (c’est la même chose).
Il suffit de voir le train de vie des élus et des diplomates de pays extrêmement pauvres pour s’en assurer.
La France est en voie de sous-développement, les symptômes les plus visibles étant la désindustrialisation et le creusement de la fracture-sociale (le ’truc’ à Chirac) que vous mettez en relief dans cet article.
Mais encore une fois il serait injuste de faire porter le chapeau au seul président Sarkozy. Pour moi c’est une dérive amorcée il y a 35 ans en Giscardie. Les alternances et les cohabitations n’ont évidemment rien amélioré. Mais ce dernier, même s’il est a priori de bonne volonté est pris entre le marteau des puissances qui l’ont porté au pouvoir d’une part, et et l’enclume de son électorat disparate d’autre part. D’où cette impression de bateau-ivre d’un côté on rogne les avantages sociaux, de l’autre on donne un os à ronger à une ou plusieurs franges de l’électorat . D’où ces contradictions, caresser les islamistes dans le sens du poil, aller à Cannossa (Rome) , expulser des roms, etc...
Mais « Est bien fou du cerveau qui prétend contenter tout le monde et son père » et il ne semble pas que notre homme aie bien médité cela. Il est possible, et même très probable, que Sarkozy soit déjà considéré comme ’brûlé’ par ses manipulateurs, et que son successeur soit déjà choisi.
Dans ce cas la suite est prévisible. Les mesures actuelles ne sont que le début d’un train de mesures impopulaires. Perdu pour perdu autant utiliser Sarkozy jusqu’au bout. Il suffira ensuite de patronner un personnalité providentielle de gauche ou de droite cela n’a aucune espèce d’importance. Que personne ne soit dupe aucun gouvernement de gauche à venir, s’il en est, ne reviendra sur les décisions venant d’être prises concernant les retraites.
