Commentaire de Christophe
sur Le modèle français


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Christophe (---.---.58.18) 7 mars 2006 10:30

Je crains que la phrase « Le présent est vu comme un pivot entre l’histoire et l’avenir » ne vous ait échappée... En effet, comment enfoncer une porte plus grande ouverte ?

Dans le cadre perspectif, vous pouvez l’identifier comme l’enfoncement d’une porte grande ouverte. Mais il est préférable d’enfoncer une porte ouverte que de ne pas la franchir. Car l’homme-présent ne souhaite plus franchir les portes.

C’est sûr que l’avenir est écrit nulle part. Et que le passé est bel et bien le passé. Nous voilà donc au présent. Bon, et maintenant ? On fait QUOI ?

Que nenni ! pour l’homme-présent, l’avenir est un aujourd’hui éternel ; il n’est plus nécessaire de l’écrire ; ni même d’oser le penser.

Ce que je tente de montrer dans cet article c’est qu’un « modèle » comme « exemplaire » existait. Il était dû à la génération de la guerre. Ce modèle n’est plus exemplaire parce que la génération suivante n’a plus les mêmes valeurs, que le monde est plus interconnecté et que les vieilles lunes romantiques ne font pas rêver les chômeurs ni les exclus ni les faciès ni les trop vieux ni...

La notion de modèle est une nécessité matérialiste. Il n’existe pas vraiment de modèle ; au mieux un mode de vie. Il est par contre exact que le choix français ne fait pas rêver les exclus qui ne sont pas la résultante de ce que vous nommez le modèle français mais l’interaction entre le mode de vie et les contraintes mondiale présentes. Or, ce sont ces contraintes qui ne font plus rêver qui pourtant prône ce présent immuable.

Ca commence à faire du monde ! Donc exit le modèle comme exemplarité. Il nous faut en trouver un autre.

Si un modèle ne peut être une exemplarité, pourquoi en chercher un autre ?

QUI faut-il choisir, sur quel PROJET l’an prochain ? Inutiles d’être « exemplaires », à mon avis, contentons-nous de faire - comme les autres pays - du mieux possible pour résoudre nos problèmes concrets et immédiats, au lieu de toujours vouloir révolutionner l’univers au nom des GRRRAnds Prrrrinccippps ! C’est ce que je dénonce.

Les Grands Principes, qui semblent péjoratifs à vos yeux, sont justement ceux qui permettent d’entrevoir un avenir. Le fatalisme que vous semblez prôner met en exergue que l’homme ne construit plus son avenir mais il le subit.

La problématique est bien celle que j’entrevoie ; vous demandez comme avenir l’adaption au présent sans autre perspective. Cela est tout à fait respectable ; même si nous ne serons pas d’accord sur ce point car vous négligez un point essentiel : notre responsabilité envers les générations futures. Ce que vous appelez des Grands Principes ne sont que des perspectives non matérialistes ; des objectifs à vocation humaine ; et il me semble, mais peut-être suis-je dans l’erreur, que l’Homme est au centre des Sociétés et donc du monde. Partir du postulat qu’une technique, une science ou tout autre objet artificiel devient l’épicentre de l’évolution des sociétés, donc de l’humanité, est à mon sens une hérésie.

Certes, je vois votre propos : quelle utopie ! Cela ne préjuge aucunement que des adaptions matérialistes doivent prendre forme tant que le monde n’est régit que par cette vision que vous semblez défendre. Cependant, il ne faut pas perdre de vue que l’évolution reste un facteur humain ; et poser le postulat que nous sommes à l’aboutissement de notre évolution me semble présomptueux !


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