Commentaire de jack mandon
sur Quand le train met à mal la Légende du Tour
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Fergus,
Sans transition, le tour de France d’antan, la France d’autrefois, de ses héros d’après guerre qui poussaient allègrement leur machine, cerclés d’un boyau en diagonal de leur poitrail, comme les grenadiers d’un empire intemporel, bardés de lumière et d’acclamations, le visage transpirant et poussiéreux...avec cette foule hurlante, les français aime ça...gueuler.
Un monde d’autrefois qui vit encore dans l’esprit des enfants d’un autre temps...les enfants d’hier avec la tête dans les études ou le coeur à l’ouvrage...qui regardent sans bien comprendre les enfants d’aujourd’hui.
Les enfants d’aujourd’hui qui prennent les vieux de cinquante ans pour des ancêtres antédiluvien et foncent à la retraite sans passer à la case départ pour se retrouver vieux avant d’avoir rêvé, aimé, avant d’avoir pensé à la beauté de l’ouvrage.
Je vous parle d’ouvrage, pas de travail, le travail c’est pour ceux qui croient que la liberté de choisir sa vie n’existe pas.
Oui la beauté de l’ouvrage ça existe, mais les vocations des compagnons du tour de France ou du monde, ça ne fait plus rêver, qu’est ce qui fait rêver au fait ?
En un mot, mon cher Fergus je répond à deux articles en même temps en mêlant les beautés fumantes de Vulcain dans un cadre aussi grandiose qu’inquiétant, papier que vous traitez avec sans doute un fond musical « l’après midi d’un faune » par exemple et les initiatives sociales humaines plus ou moins heureuses...
les hommes travaillent dans l’approximation temporelle, la nature dans une éternité profonde et quelques fois cruelle.
Et tous les deux se retrouvent dans le pouvoir et la tyrannie ambiante de Matignon, de l’ Elysée
mais aussi de la rue, et puis y a qu’à et faut qu’on, mais ce dossier sur les retraites n’a pas été la tasse de thé des prédécesseurs de Nicolas Sarkosy....et les Français de brailler.
Alors comme ça on va propulser des touristes dans ces décors encore vierges, c’est dommage, à moins d’être encadré, un touriste doit se sentir épié par un loup ou ours pour rester tranquille...les auvergnats se chargeront de veiller sur leur patrimoine...il parait qu’ils veillent au grain. Une idée reçue...quoi que ?
Antoine Pinay, Georges Pompidou, V. Giscard d’Estaing...etc...tous de grands gestionnaires !
Je vous avais prévenu, vous avez deux commentaires pour le prix d’un...sans supplément.
Je pensais à vous, à vos articles, en poussant à l’instant ma bicyclette entre lac et montagne.
Pour finir je me sentais plus près de votre dernier article que du précédent, la nature me détend et me nourrit, mes semblables me fatiguent...sauf vous, qui trouvez beaucoup d’écoute auprès de commentateurs assez différents les uns des autres, normal vous avez toujours un instrument de musique dans votre poche, quand ce n’est pas un orchestre symphonique.
Une espèce de charmeur de serpent des temps moderne avec de la courtoisie sans modération...vous restez fidèle à votre passé mythologique irlandais.
Pourtant un irlandais, ça castagne dans la fulgurance, c’est une image d’Epinal ou gaélique
ou les deux à la fois. Rassurez vous je n’ai pas bu, c’est simplement l’effet de l’oxygène sur les neurones après un exercice physique soutenu.
Merci et bien à vous
