Commentaire de Antenor
sur IVème siècle : la basilique gauloise de Constantin
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« Depuis la fresque de Gourdon que je considère comme une prophétie avant les évangiles, je ne vois, à Chalon comme à Autun, qu’une espérance de messie judaïque qui n’est toujours pas venu. »
Ou qui n’est toujours pas revenu en ce qui concerne Jésus de Nazareth. Puisque dans les Evangiles, Jésus ne revient après sa mort que sous la forme d’un « esprit » et non sous celle du « Fils de l’Homme » comme il l’avait annoncé. Depuis la crucifixion, les Chrétiens attendent toujours la venue du Fils de l’Homme. Si j’en juge par les chapiteaux d’Autun, Constance Chlore et Hélène espéraient qu’il s’agisse de leur fils.
« La défaite de Mursa marquera la fin de cette espérance messianique ce qui permettra au courant nazaréen du christianisme de Pierre de s’imposer. »
Plutôt la fin de l’espérance que Jésus de Nazareth s’incarne dans un empereur romain. Si auparavant Constantin avait réuni le Concile de Nicée, c’était sûrement pour essayer de comprendre comment Jésus de Nazareth devait revenir.
Quand à Cléopas, il fait partie des premiers convertis à l’« idée » de Jésus de Nazareth.
Je pense que les fresques de Gourdon sont un hommage à Luc. Premier évangélisateur à avoir mis le pied en Gaule. Si Paul était assez influent pour rencontrer Néron, il est alors possible que Luc ait pu rencontrer le Gouverneur de la Lyonnaise : Vindex et donc séjourner à Augustodunum. Peut-être a-t-il prêché dans les école méoniennes.
De manière générale, j’ai l’impression que vous avez une image beaucoup trop rationnelle et pacifique des Chrétiens Nazaréens et en particulier de l’Evangile de Jean et du personnage de Jean-Baptiste. Cet Evangile, c’est le feu sous la glace. Le ton général est très posé mais le fond du discours (la haine du monde, les hommes sont des sarments à émonder) l’est beaucoup moins. Cet Evangile et l’Apocalypse peuvent être les deux faces d’une même médaille. D’abord l’espoir, puis le désespoir face à la puissance de Rome et à la direction que prend Paul.
En Gaule, il y a même peut-être eu concurrence entre les disciples de Paul envoyés de Rome et ceux de Jean venus d’Asie Mineure qui s’installèrent un peu plus tard à Lyon.
