Commentaire de Samuel Moleaud
sur De la Révolution dans le « Monde Arabe »…on nous cache quelque chose ?
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Le pétrole à pas cher, c’est fini...
J’ai comme un doute... N’est-ce pas plutôt la spéculation qui coûte cher, qui fait que l’on pense que les ressources naturelles, à pas cher, c’est fini ?
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Le problème n’est pas l’extraction de pétrole, ni le coût de production des matières premières. Mais la base de la création monétaire. Tout est fait pour rémunérer les banquiers et pour que vive le royaume de la spéculation. Je n’irai pas me perdre dans des myriades de chiffres, mais preuve en est : tout en prônant les énergies « propres » et renouvelables, les puissants interdisent la commercialisation du moteur à hydrogène. Des voitures qui roulent gratuitement (à l’eau), et proprement, ce serait dommage...
Si le gasoil à la pompe est hors de prix, cela viendrait donc de l’extraction, toujours plus difficile parce qu’il faut pomper plus profond des entrailles de la Terre ? Ouf, je suis rassuré, personne ne fait du bénéf’ outrancier sur le dos des salariés et consommateurs alors...
Ou alors, c’est parce que dans le processus de production, il y a des petits vils gourmands qui se servent un peu de trop ? Entre le prix du baril en sortant de la Terre, et le prix à la pompe, il y a des actionnaires, l’Etat et les distributeurs qui se sont bien gavés. Quand le prix de l’OPEP grimpe, le prix à la pompe grimpe proportionnellement. Mais lorsque le court diminue sur le marché du raffinage, le prix au baril chute (comme en 2008) drastiquement. Pas le prix à la pompe, en tout cas, moins que si le pétrole était détaxé. L’État récupère la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP), et collecte la TVA (que le consommateur va payer ensuite, en guise d’espèce de remboursement à l’entreprise taxée ayant augmenté son prix pour pallier la taxe de l’État). Mais qui fixe le prix avant l’importation ? Qui fixe le prix à la consommation ? Il me semble bien que le prix est fixé par la spéculation sur les marchés financiers.
Les actionnaires de Total en 2008 ont récupéré 38.7 % des bénéfices. Les salariés, 7%.
C’est toujours l’extraction qui coûte cher, vous êtes sûr ?
