Commentaire de sisyphe
sur Quand Steinbeck condamnait... Sarkozy


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sisyphe sisyphe 10 février 2011 14:21

Bonjour Fergus 


Constat malheureusement tout à fait lucide. 

Mais , personnellement, je ne pense pas que le peuple de France soit suffisamment révolté pour entreprendre une démarche « à la tunisienne ou à l’égyptienne ». 

Comme vous le dites, trop de choses à perdre ; l’emploi, les crédits en cours, l’isolement, le délitement du lien social, le peu déjà acquis....

Il est vrai que la paupérisation gagnant les classes moyennes, va grossir le rang des révoltés contre un système inique, mais de là à en espérer une révolte, une insurrection.... 

Je me répète, mais, en attendant les manifestations d’une légitime révolte, qui risque de trop tarder pour empêcher que les dégâts soient irréversibles, il reste, à l’horizon 2012, un moyen d’exploiter une faille de ce système électoral et constitutionnel totalement verrouillé ;
 les législatives, 
où les Français auront l’opportunité de choisir des élus parmi les partis qui inscrivent dans leurs programmes les changements radicaux nécessaires et urgents, pour une reconquête de la démocratie :
- l’instauration d’une VIème République, qui permette d’échapper au présidentialisme, au bipartisme, à un pouvoir de plus en plus autocratique ; 

- la nécessaire réforme monétaire permettant aux états (et donc aux citoyens) de reprendre la main sur le nerf de la guerre ; la création monétaire, en en excluant les organismes financiers, les banques privées, les spéculateurs ; 

l’instauration de véritables contre-pouvoirs permettant aux citoyens de faire valoir leur voix et leurs droits ; référendums, plaintes en nom collectif, contrôle des élus, etc....

- la construction d’une Europe débarrassée de ses potentats libéraux, et réellement représentative des intérêts des citoyens

Saisissons nous des maigres armes encore à notre disposition ; d’ici là, essayons de sensibiliser le maximum de citoyens à ces exigences, faisons pression sur les élus, les partis, pour qu’ils inscrivent dans leurs programmes ce que nous attendons d’un véritable processus de re-démocratisation. 

Tout peut et doit se jouer lors des prochaines législatives ; ne manquons pas cette opportunité. 


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