Commentaire de easy
sur Nauséabond marché des changes !
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Le mot nauséabonb, à force de le voir conjuguer à toutes les sauces, s’use très vite.
A part ça, je ne partage pas votre analyse.
Avant la cata, les assureurs qui assurent le Japon éparpillent leurs réserves un peu partout, ce qui valorise alors toutes ces autres choses, par exemple un immeuble à Paris.
Dès que la cata apparaît au Japon, les assureurs voient qu’ils vont avoir 300 milliards à injecter dans le Japon en Yen, pas en quoi que ce soit d’autre qu’en Yen. Eux, et tous les autres opérateurs savent qu’il va s’opérer un transfert d’intérêt donc un change entre les autres valeurs conservées et travaillées avant la cata et le seul Yen, pour un montant à peu près cerné, mettons 300 milliards.
Et pas plus. Pas infiniment plus.
C’est la finitude, la précision relative de cette masse de 300 miliards à changer qui a permis à tous les opérateurs de déterminer d’un seul coup, sans trop d’erreur, quelle serait alors la cote la plus haute possible du Yen.
Il n’y a strictement aucune vilainie dans tout ça.
Avant la cata les besoins en Yen étaient banals. Après la cata, tous les sinistrés vont exiger des Yens livrés en cash et sur place (ils ne veulent pas d’un immeuble à Paris), Les assureurs vont donc devoir récupérer pour 300 miliards de Yen qui traînent à gauche et à droite, ils vont être recherchés, réappréciés il y a donc le plus naturellement du monde un changement de la valeur du Yen en même temps qu’une dépréciation d’autant des autres monnaies.
Et tout cela pendant que grimpe le prix de l’air propre, de l’eau propre, de la terre propre.
