Commentaire de Ronny
sur Radars ou tire-lire
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Article rabâchant les arguments que l’on entend depuis des années dans la bouche d’une certaine frange de population considérant la route comme un lieu de non droit, et chaque contrainte qu’impose le code de la route comme une atteinte insupportable à leur liberté individuelle.
Les arguments présentés sont en plus pour un certain nombre archi faux ou tendancieux...
Exemples :
"Tel qu’à ce jour, aucune étude scientifique française n’établit un
lien direct entre vitesse et mortalité routière, seulement une relation
de probabilité. "
Aucune étude française peut être (ne les ayant pas toutes en tête), aucune étude par ailleurs, faux. Il existe des DIZAINES d’étude qui démontrent de façon non ambigue une relation forte entre vitesse et accidentologie, que ce soit au niveau du nombre d’accidents, du nombre de blessés et du nombre de tués. Ces études ont été reprises dans des méta-études (des études d’études) ce qui permet de lisser les conditions dans lesquelles elles on été réalisées, et de valider les résultats obtenus.
Les liens sont bien évidemment des liens de relation statistique puisque les études sont réalisées post accident. Il est évident que l’on ne va pas valider par l’expérimentation, le risque. Ces études sont en fait de type épidémiologique. Comme pour le tabac dont on sait qu’il augmente le risque de développer un cancer des voies respiratoire de X%, on sait que le fait de rouler Y kmh au dessus d’une limite de vitesse respectée par 75% des conducteurs accroit le risque d’accident de Z%. Le fait de dire que les relations ne sont que « probabilistiques » est une tentative de dénigrer ces résultats, assez courante chez ceux qui tiennent des propos comme les votres !
N°2 : 4001, c’est bien le nombre de tués sur nos routes en 2010
Je ne polémique pas et ne défends pas le gouvernement et surtout pas celui là. Que ce soit 3999 ou 4001, pour moi, cela ne change pas grand chose sauf malheureusement pour les morts eux mêmes et leurs familles. C’est une réduction par rapport à l’année dernière et une valeur de l’ordre de 4000. Point à la ligne.
N°3 : deux radars sur trois ne sont pas placés à des endroits dangereux
Vous n’avez aucune idée de ce que sont les endroits dangereux ! Pour cela il faudrait que vous alliez consulter les cartes de l’accidentologie voire les gendarmeries locales. On sait très bien que sur les essais portant sur 600 et 1000 radars environ (les premiers installés non pas par choix comme vous le laissez supposer, mais pour avoir les stats les plus étendues sur la durée !!!!) on constate une baisse de la sinistralité sur une zone pouvant s’étendre jusqu’a plus d’un km autour de ce radar.... Ceci ne signifie pas pour autant que ces radars soit tous placés à des endroits hautement sinistrogène.
"au seul palmarès des 60 radars qui flashent le plus en France, 50 d’entre eux sont sur autoroute, soit le type de réseau le plus sûr du pays« . L’argument dont on nous rebat les oreilles et qui ne signifie pas grand chose. En effet si le réseau autoroutier est sur, il le doit à son infrastructure en elle même. On ne peut donc le comparer à celui des départementales de campagne. Par ailleurs, il y a des points noirs sur le réseau autoroutier, et je suis bien content à titre personnel, et pour les sites que je connais, qu’il y ait des radars à ces endroit. Enfin, pourquoi ne ps vouloir rendre encore plus sur ce réseau là, cette logique m’échappe. Si ces radars flashent souvent, c’est probablement parce que les usagers roulent trop vite par rapport à la règle. Pourtant la limitation est connue et les radars très bien signalés. Faut vraiment ne pas faire attention à la route pour se faire flasher, et cette inattention à la route - et souvent aux autres usagers - justifie à elle seule que l’automobiliste soit sanctionné.
»N°4 : la baisse de la mortalité routière est bien antérieure à la mise en place des radars «
Un peu vrai mais surtout faux. Il y avait une baisse, mais très modérée avant la mise en place des radars .Celle ci suivant le discours extrêmement volontaire de Chirac ont fait baisser la sinistralité très fortement ensuite. Entre 2002 et 2003 le nombre de contrôles a augmenté de façon sensible, et en 2003 sont apparus les premiers radars fixes. Voir l’effet sur la sinistralité sur le graphe :
http://www.securite-routiere.org/Fiches/statistiques/statrecentesfr.htm
»N°5 : l’Etat a empoché plus d’un demi-milliard d’euros l’année dernière grâce aux radars."
D’abord, l’Etat c’est vous et moi ! ensuite, c’est vrai et faux, car une bonne partie de ces sommes, contrairement à une idée reçu ne servent pas « à rien ». Elles sont reversées aux collectivités territoriales pour des actions de .... sécurité routière justement. Conseiller municipal sur ma commune, chargé entre autre de cette sécurité, je peux vous dire que ces budgets sont importants. Ma petite commune de la région de Dourdan pourait difficilement financer les mesures de « trafic calming » (chicanes, ralentisseurs, nivelage de voirie, etc.)sans cette aide, qui s’est monté l’année denière à presque 20 000 euros. Il s’agit donc d’un juste retour des choses !
