Commentaire de Walid Haïdar
sur Mauvaise herbe
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
Joli contre-point, et comme d’habitude je suppose que la dualité doit être intégrée et assumée, et que l’idéal est donc de vivre comme si c’était à la fois notre premier et notre dernier jour.
En fait une façon de voir les choses que je trouve élégante, est de considérer le sol comme une structure vivante.
Cette structure hyper complexe a horreur d’être à nu : elle a besoin des plantes pour maintenir sa bonne santé et sa complexité, son capital organique, chimique et minéral, et demeurer résiliante aux aléas extérieurs (en particulier les pluies torrentielles, mais plus généralement toutes formes d’érosion).
Le sol, pour être de bonne qualité, doit être recouvert de plantes, d’où l’erreur fondamentale que constituerait le labour, dont la fonction principale est de mettre à nu et de tout défoncer pour neutraliser les mauvaises herbes (mettre à nu et tout défoncer, ça me rappelle une autre forme de domination tiens...).
Il faudrait passer à une philosophie plus subtile en agriculture, qui consisterait à garder notre sol recouvert de plantes qu’on a soit-même choisi. Pour cela il faut savoir être à l’écoute de son sol, diplomate et aimant, un peu comme il faut l’être avec une femme (ou un homme d’ailleurs), plutôt que de se contenter de la labourer en lui enjoignant de fermer sa gueule.
Pour plus d’explications. Voir aussi les conférences données en liens externes en bas de page, c’est assez passionnant.
