Commentaire de Hermes
sur Les vers sont dans la pomme


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Hermes Hermes 12 juillet 2011 16:31

@Albar, bonjour,

C’est juste que certains ont pris un avantage historique (Voir l’histoire de Saint Louis) dû au fait que leur religion ne leur interdisait pas l’usure et que dans un instinct basique de survie communautaire ils l’ont maintenu et une minorié d’entre eux ont développé cet avantage d’une façon excessive, voire pathologique.
Maintenant voyez la réalité globale du peuple Juif et non pas d’une minorité. Comme dans tous les groupements d’être humains, vous trouverez des gens de valeur comme des abrutis. En Israel même, par exemple, des personnes luttent contre la politique expansioniste de l’état... au point que la Cnesset est obligée de voter une loi contre le boycott de ce qui vient des teritoires occupés, et même avec une majorité pas si criante que cela.
Parler des juifs comme vous le faites, c’est un peu comme si on réduisait les personne vivant sur le territoire Français aux seuls collabos pendant la guerre, ou à une autre minorité facile a détester. Chaque peuple, chaque nation vit des oscillations entre des attitudes humanistes ou au contraires prédatrices, exprimant la tendance d’une partie de sa population à un moment historique donné.
Beaucoup de difficultés viennent d’une gestion malsaine de la mémoire dans les mécanismes d’auto-reconnaissance de l’identité des peuples (mécanismes entretenus de façon très opportuniste). Si on sort de ces mécanismes malsains, on reconnait les peuples plus comme une mosaïque humaine riche en couleur que comme des entités vouées a se combattre.
Ces mécanismes malsains de mémoire ne sont pas des abstractions, mais ils prennent racine en chacun de nous. Pour cela il faut éradiquer d’abord la souffrance en soi, dans sa propre mémoire, cachée derrière des opinions aussi destructrices que des armes de guerre, en reconnaissant que cette mémoire souffrante ne fait que polluer et détruire le vécu au présent, celui des autres et aussi le sien propre. Ainsi il pourrait être possible de sortir de la violence et de la destruction.

En résumé, la réconciliation avec soi-même au présent est la priorité des priorités. Et qu’importe si tout cela ne produit de résultat global que des milliers d’années après ma mort ou n’en produit aucun. L’impatience de la possession est le phénomène central de la nature de l’ego car tout ce que l’on désire appartient au passé. La est le non sens de nos personnalités, qui nous poussent à définir des directions, des objectifs, des objets de désir, et identifier des concurrents ou ennemis.

Le présent peut apparaître comme un non sens, mais c’est tout le contraire car lui seul peut être le point de contact avec sa propre humanité, et partant de là, celle des autres. Et cela seul peut permettre de construire avec d’autres sans référence à une mémoire violente, quel que soit son passé son pays et sa culture.

Bonne fin de journée.


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