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Commentaire de Lord Franz Ferdinand Of F. In S. sur Terrorisme = islamisme ? - AgoraVox le média citoyen

Commentaire de Lord Franz Ferdinand Of F. In S.
sur Terrorisme = islamisme ?


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Lord WTF ! Lord Franz Ferdinand Of F. In S. 31 juillet 2011 03:18

le chêne et le roseau, effectivement analogie pertinente..C’est que j’essayais de vous montrer en évoquant les diverses contraintes qui ont conduit à la disparition « manifeste » de l’islam africain, pas juste aux Antilles mais dans tout le Nouveau-Monde...pour résumer : a) contrainte de l’Ecrit, un apprentissage traditionnel en Afrique long, nécessitant et maître et madrasas : impensable aux Amériques (bien qu’au Brésil et dans certaines îles (Sea Islands) des côtes de Caroline, Géorgie, Floride aux US : de véritables madrasas ont fonctionné selon le modèle africain d’origine, ainsi que quelques autres attestées en Jamaïque, et Trinidad) b) contrainte de l’islam « religion familiale » : l’éclatement par ventes interposés des x membres d’une famille, fratrie, etc...limitant alors la transmission intergénérationelle (la mémorisation par exemple du Coran chez les néo-arrivants d’Afrique en dépit de l’absence de madrasas aurait pu dans un modèle préservant les cellules familiales la transmission de la religion, même sans l’Ecrit) c) la nature de l’islam africain : non prosélyte, assez souvent déjà syncrétique en Afrique donc facilitant sa dissolution future dans une culture religieuse afro-américaine propre. 

Bref, ces contraintes ont en effet donné à l’islam transporté depuis l’Afrique, une rigidité, que les religions traditionnelles africaines n’avaient pas : leur survivance doit autant à la capacité/créativité des esclaves à justement se fondre dans le « décor » par récupération de symboles des maîtres chrétiens, mais aussi et surtout par une transmission orale beaucoup moins contraignante que l’enseignement coranique traditionnel, autant que culturellement connue et pratiquée par tous les groupes africains animistes autant que musulmans (ici, je parle des traditions, superstitions, légendes, etc...bien entendu, qui font que les afro-musulmans déportés avaient un pied autant dans l’Oral que l’Ecrit : sans l’Ecrit : la tradition orale a repris le dessus, le caractère syncrétique ou soufi de l’islam africain a achevé le travail de dissolution). 

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