Commentaire de easy
sur VDM au Japon ?
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RRrrrrr colère !
Colère de voir qu’il nous aura fallu cet accident de plus pour envisager, un peu plus qu’avant, que nous nous plantons grave avec cette industrie.
Les opérations de refroidissement visent des températures de la bouse de corium inférieures à 100° et ce refroidissement se réalise avec de l’eau. Ca prouve que ce refroidissement s’opère dans possibilité de pressurisation, sans couvercle, et que le ou les coriums qu’on arrose sont carrément à l’air libre. Ou en tous cas que les casseroles ne sont pas étanches à plus de 1 bar. Ce qui ne serait pas tout à fait aussi grave de pollution mais pas loin. Les casseroles sont sans aucun couvercle ou avec couvercle léger, mais il ne s’agit en tous cas plus de cocottes fermées et pressurisées (où l’on pourrait refroidir à 300, 700 ou 1000 °C)
Pas de couvercle du tout ou léger couvercle, ça ne peut que déboucher sur les très fortes radiations dont une part retombe sur le sol proche et dont une autre part se distribue dans l’atmosphère.
En pleine colère que nous sommes, lapider ou anathémiser les nucléoprophètes et nucléotechniciens serait contre productif.
Il nous faut, sans doute pour la première fois de l’Histoire, ne pas pendre trop vite les responsables du désastre.
Mais il faut au minimum nous jurer explicitement que nous n’en voulons plus de cette fausse solution.
Et que non seulement nous n’en voulons plus mais que nous sommes volontaires pour porter, sur le dos de notre seule génération, la charge délirante du démantèlement.
Plus nos gouvernements nous mettront rapidement sous le nez la vraie facture du nucléaire, à supporter par notre seule génération, plus nous deviendrons convaincus d’avoir été irresponsables et inconséquents. Ce qui n’est pas facile.
Considérons tout de même le minuscule espoir que cette très forte radioactivité résulte non de nouvelles et plus larges fuites depuis le ou les coriums mais seulement des débris (par exemple des barres qu’il y avait dans les piscines hautes) retombés dès les premières explosions.
Auquel cas, on se demandera alors si c’est la première fois ou pas qu’on effectue des mesures à cet endroit.
Une réponse heureuse à cette question semble hélas peu probable. Si cette hypothèse de 10 Sievert était attribuable à des débris retombés au sol il y a 4 mois on nous l’aurait vite précisé, j’imagine.
